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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 20:17

hollande_2.jpgFrançois Hollande a tenu sa première conférence de presse 6 mois après son élection. Aucune des inquiétudes des Français n'a trouvé de réponses dans la parole présidentielle. Le président de la République s'est livré à un exercice difficile : tenter de repeindre une politique de rigueur en politique de justice sociale. L'exemple le plus significatif étant le salto arrière accompli sur la TVA sociale. Parler de « restructuration des taux de TVA » ne fera pas disparaître les 7 milliards d'euros prélevés sur le budget des familles par l'impôt le plus injuste qui soit car exonérant les plus riches de payer en fonction de leur revenus. Il y a une grande déception, il confirme de report sine die du droit de vote des résidents étrangers. Ce recul fait mal à la gauche !


La pédagogie du renoncement a fait trop de dégât et donné bien des appétits au patronat qui monte le cran de ses exigences à chaque pas en arrière du Gouvernement. 309 milliards sont versés aux actionnaires et aux banques par les entreprises chaque année. C'est là que se trouve le financement de la relance sociale dont a besoin notre pays.


Pierre Laurent, sénateur, secrétaire national du PCF

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 06:35
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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 07:36

ayrault_gallois.jpg

 

 

Jean-Marc Ayrault a annoncé que le gouvernement reprendrait la « quasi-totalité » des préconisations du rapport Gallois. Tout en ne suivant pas la voix d'une baisse des cotisations sociales, il confirme le choix d'un « choc de compétitivité », dès 2013, qui boostera les profits des entreprises de 20 milliards d'euros. Cela prendrait la forme d'un crédit d'impôt indexé sur la masse salariale jusqu'à 2,5 fois le SMIC, équivalent à une baisse de 6 % du « coût du travail ».


La perte de recettes pour l’État serait compensée, dès 2014, par une nouvelle baisse des dépenses publiques (10 milliards d'euros) et une hausse des impôts indirects (10 milliards d'euros) qui concernera la TVA, frappant aveuglément la consommation populaire.


Simultanément, le gouvernement entend mettre en place une « nouvelle fiscalité écologique » avec un prélèvement supplémentaire possible (3 milliards d'euros) sur la consommation.


Les profits accrus ainsi dégagés iront principalement vers le placements financiers et les délocalisations puisque la demande intérieure s'en trouverait encore plus handicapée. En effet, le manque à gagner pour l’État serait payé cash en rationnement des services publics et en prélèvements accrus sur le pouvoir d'achat et la consommation, laquelle représente 56 % de la demande finale en France.


C'est un véritable coup de massue contre le pouvoir d'achat. Un choc oui, mais un choc avant tout pour celles et ceux qui, 6 mois après la défaite de Nicolas Sarkozy jour pour jour, attendaient autre chose que cette nouvelle cure d'austérité.


Au contraire, le PCF préconise la baisse des charges financières d'intérêts et des dividendes qui étouffent le système productif français. Simultanément, il faut soutenir l'emploi, les qualifications et la demande avec la mise en place d'un nouveau crédit pour les investissements matériels et de recherche des entreprises dont le taux d’intérêt serait d'autant plus abaissé que ces investissements programmeraient plus d’emplois et de formation.


Une relance des services publics, soutenant la demande et l'efficacité de l'offre, avec l'exigence que la BCE en finance directement l'expansion en Europe est plus que nécessaire.

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF,

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 18:00

senat_5.jpgGuillaume Bachelay, parmi d'autres, adresse ce matin quelques leçons de « gauchitude ». Exercice hasardeux étant donné que... quand on est de gauche, on ne s'attaque pas à la péréquation tarifaire de l'énergie (même tarif quel que soit son lieu d’habitation) qui garantit de traitement égalitaire entre les Français. Quand on est de gauche, on ne propose pas une loi élaborée sans aucune concertation avec les différents acteurs que sont les usagers et leurs associations, les élus, les organisations syndicales. Quand on est de gauche, on s'attaque aux hausses incessantes du prix du gaz qui provoquent un niveau de précarité énergétique jamais atteint. Quand on est de gauche, on ne court pas après le patronat en abandonnant l'engagement de campagne du candidat Hollande concernant une grande réforme fiscale. Quand on est de gauche, on propose en urgence un projet de loi pour protéger les salariés licenciés ou menacés de l'être. Quand on est de gauche, après 10 années de droite, on commence par s'occuper des salaires, du pouvoir d'achat, des services publics.

 


Enfin, à l'argument qui vise à sous-entendre que les sénateurs Front de gauche ont voté main dans la main avec la droite, je ne résiste pas au fait de répondre que ce sont bien les parlementaires socialistes qui ont voté avec l'UMP le traité budgétaire européen qui promet l'austérité au peuple.


Donc, quand on est de gauche, on refuse le traité Sarkozy-Merkel et on combat L'austérité et toutes les vieilles recettes patronales de compétitivité basées sur l'écrasement du « coût du travail ». Que Guillaume Bachelay soit rassuré : nous appuyons tout ce qui va et ira dans le sens du changement voulu par les Français. Et, comme l'observait Pierre Laurent dans son courrier à Harlem Désir , « l'ostracisme à l'égard de nos propositions n'est pas une bonne méthode, il est même un des problèmes de la situation actuelle », comme nous venons de le constater au Sénat.


Le PCF et les parlementaires du Front de gauche exigent que leur parole soit écoutée, entendue et respectée

 

extrait du site www.pcf.fr

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 07:54

La droite, non seulement n’a pas admis ni digéré sa défaite, mais elle est actuellement convaincue que son retour aux affaires, le moment venu, est à sa portée. Elle mise, pour cela, sur les difficultés politiques et économiques dans lesquelles se débat la nouvelle majorité. Elle spécule sur les hésitations et les renoncements face aux fameuses «puissances d’argent». Le caractère mi-chèvre mi-chou des réformes engagées ou annoncées, marqué par une ligne de compromis au rabais avec les féodalités financières européennes, aiguise aussi les appétits et la combativité des dirigeants et actionnaires des grandes entreprises privées. Les oiseaux noirs sont à la manœuvre, dopés par l’adoption du traité Merkel-Sarkozy.


Pourquoi faut-il, dans ce contexte de grandes turbulences pour «le changement maintenant», que le Premier ministre en rajoute, pour la plus grande jubilation des ténors de l’UMP ? L’effet produit est désastreux, comme l’illustre le nouveau «couac» à propos des 35 heures. Mais s’agit-il vraiment d’une bévue ? Jean-Marc Ayrault a tout de même déclaré que le débat sur la suppression des 35 heures «n’était pas tabou» et que lui-même n’était pas dogmatique sur la question ! De fait, ses démentis successifs n’ont que peu de crédibilité. Le gouvernement a bel et bien dans sa besace de la «compétitivité», non pas l’éradication des 35 heures mais leur assouplissement et des dérogations d’application. Ce n’est d’ailleurs pas nouveau pour la direction du PS. Demandez-donc à Manuel Valls et à François Hollande...


Ce coup de barre à droite mène à droite. Il est plus que jamais nécessaire de revenir à une boussole de gauche.


Christian AUDOUIN

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 13:26

froid.jpgHier matin, un homme a été retrouvé sans vie dans le XVIIe arrondissement de Paris. Sans domicile fixe, il aurait vraisemblablement succombé au froid. Les médias se sont émus du drame, pointant de concert les températures anormalement basses relevées au cours du week-end.


Dans chaque tragédie, on trouve les causes et les conséquences. Oui, le froid mordant a certainement fait basculer la victime en hypothermie, jusqu’à ce que mort s’ensuive. Mais la vraie question n’est-elle pas de savoir pourquoi cet homme a passé la nuit dehors, alors que chacun sait que l’être humain est vulnérable au froid ?


Aujourd’hui, l’Homme a les moyens de se prémunir des températures extrêmes. Il lui suffit de rester à l’intérieur d’un abri chauffé pour survivre au froid. Pourtant, chaque hiver, des dizaines de sans-abri décèdent dans les mêmes circonstances. Autant de morts injustes, qui auraient toutes pu être évitées, surtout lorsqu’on sait que l’Etat est censé garantir le droit à l’hébergement pour tous, sans aucune distinction.


L’homme décédé ce week-end s’appelait Bernard. Selon les témoignages, sa santé s’était beaucoup dégradée ces derniers temps. Il n’a pas été soigné. Il est mort à même le trottoir, sous une couverture trop mince.


Le froid n’est pas coupable. Il s’agit d’un phénomène tout à fait naturel, que l’on soit en automne ou en hiver. La précarité, en revanche, n’a rien de naturel. C’est un fléau qui a tué, tue et tuera. C’est un fléau contre lequel le gouvernement se doit d’engager une lutte sans merci et dès maintenant, puisque l’hiver arrive à grands pas.


Mickaëlle Jouault

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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 06:12

congresps.jpgUne délégation du PCF conduite par Eliane Assassi, présidente du groupe CRC au Sénat a été reçue par Guillaume Bachelay ce midi au congrès du Parti socialiste. A cette occasion une lettre de Pierre Laurent lui a été remise pour Harlem Désir, le nouveau premier secrétaire du PS. Lors de cette rencontre, le principe d'une réunion PCF-PS a été acté sous une quinzaine de jours. La délégation du PCF rencontrera Harlem Désir et Jean-Marc Ayrault, Premier ministre à 13h.


La délégation du PCF est composée de Eliane Assassi, Francis Parny, Marie-Pierre Vieu et Pierre Lacaze.

 

source PCF

 

Lire la lettre de Pierre LAURENT et les réactions

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 07:37

camp_kosovars.jpgDieuze, une commune calme de Moselle, touchée par la destruction industrielle et la perte d’emploi, meurtrie par les promesses non tenues de compensation après le départ du 13ème régiment de dragon parachutiste. Des kosovars demandeurs d’asile vivant dans les camps de la misère et de l’exclusion aux portes de Nancy et de Metz. Une rumeur, les logements restés vacants après le départ des militaires, pourraient être réquisitionnés pour héberger à Dieuze les Kosovars. Un maire UMP irresponsable qui distille la haine, ce venin terrible qui de tout temps dans l’histoire a poussé les pauvres se jeter les uns contre les autres pour ne laisser au bout du compte que de la chair à canon et les larmes des mamans.


Encore un fait divers après la chasse au camp de roms de Marseille qui nous rappelle que la barbarie n’est pas si loin, n’est pas si passée. La puissance publique est maintenant face à une responsabilité de premier ordre : la pacification des rapports humains. Le parti communiste en appelle au peuple. Ne tombez pas dans le piège du tous contre tous. Diviser pour mieux régner, la ficelle est connue de longue date. La crise, la vie chère, le chômage et la précarité, la pénurie de logements et d’hôpitaux… sont les maux d’un système qui n’a que trop duré. Nous avons devant nous un combat commun : écrire le mot fin sur l’histoire du capitalisme.


Nous nous adressons solennellement au Président de la République, Monsieur François Hollande. Vous ne pouvez rester muet face à la violence, l’irresponsabilité et la haine distillée par le Maire UMP de Dieuze. Vous devez par l’intermédiaire du Préfet de Moselle attribuer des logements vacants aux familles Kosovardes et permettre la scolarisation de leurs enfants. Cela en créant les conditions avec les Dieuzois d’une cohabitation féconde et tournée vers l’avenir.

source http://www.pcf.fr/

 


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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 15:27

psa1.jpgL’Etat décide d’accorder à la banque de PSA une garantie d’emprunt à hauteur de 7 milliards d’euros. Où est le scandale dans cette intervention publique considérable, selon la soldatesque de la place financière parisienne et les «experts» économiques qui lui servent la soupe ?  

Ils dénoncent la contrepartie de la présence au conseil de surveillance du groupe d’un représentant des intérêts de l’Etat et d’un délégué des salariés.

En représailles, ils ont immédiatement organisé la baisse de la valeur boursière des titres de PSA, au nom de la défense des intérêts d’une entreprise dont la gestion ne saurait échapper au huis clos.

 


Cet épisode en dit long sur les enjeux qui font monter le Medef et ses affidés sur les barricades érigées contre tout changement dans l’ordre social et économique établi. François Hollande et Jean-Marc Ayrault peuvent ainsi mesurer la «rentabilité» de leurs courbettes et flatteries à l’adresse des tenants du pouvoir économique qu’ils gratifient par ailleurs de leurs reculades sur le front fiscal. Aucun des contradictions et intérêts de classe n’a été dissout par le prêchi-prêcha social-libéral des responsables du char de l’Etat. Grands actionnaires et banquiers ont repris du poil de la bête depuis la présidentielle, afin de mettre à leur botte les nouveaux dirigeants du pays dont la résistance est plus proche de l’opérette que du théâtre des opérations.

 


Si la garantie apportée à la banque de PSA revêt un aspect scandaleux, c’est en raison de l’absence de contreparties sur la sauvegarde des emplois du groupe. De quoi donner un feu vert gouvernemental éblouissant au libéralisme le plus débridé. On a voté pour ça?

 


Christian AUDOUIN

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 06:42

tarif_energie_0.jpgElle est le résultat d’une élaboration précipitée, sans consultation des associations, des usagers, des organisations syndicales, des partis politiques, des entreprises, etc…. La procédure d’urgence est déclarée alors que la plupart des dispositions ne s’appliqueront que dans trois ans ! De plus, cette loi porte en elle des orientations structurantes de politique énergétique à l’aube du débat public qui va débuter prochainement. De qui se moque-t-on ?


Si le PCF partage la disposition introduite dans la loi sur l’élargissement des tarifs sociaux (certaines mesures peuvent être prises immédiatement par voie réglementaire) et l’interdiction des coupures, la méthode n’est pas la bonne. Cette disposition ne suffira pas pour que les communistes « avalent » tout le reste de la proposition de loi. C’est pour cela que nous proposons de traiter l’urgence (tarifs sociaux et interdiction des coupures) et pour le reste, nous proposons que cela soit débattu lors du débat public pour la transition énergétique, dont c’est précisément l’objet. Faire les conclusions avant un débat n’est pas un acte démocratique.


N’en déplaise à son auteur, cette loi complètement axée sur l’électricité n’apportera pas de réponse efficace et immédiate aux budgets énergétiques de plus en plus lourd des ménages, notamment celui du gaz, en constante augmentation (+ de 60 % depuis 2005). Pourtant depuis cet été, c’est bien du prix du gaz et ses augmentations incessantes dont il est question dans les familles. Que fait en urgence le gouvernement à ce sujet ? N’y a-t-il pas lieu de constituer une commission pluraliste (élus, salariés, usagers, entreprises, organisations syndicales, associations, partis politiques) pour fixer en toute transparence les tarifs du gaz ? Avec un gel des tarifs le temps de la révision de la formule tarifaire : décision que peut prendre immédiatement le Premier ministre. Malheureusement rien n’est actuellement prévu.


Cette proposition de loi instaure une inégalité de traitement parmi les citoyens en prenant en compte le critère géographique mais pas celui de l’isolation par exemple dans le calcul du volume de base. L’électricité et le gaz sont des biens de première nécessité, tout le monde doit y avoir accès, au même tarif, quel que soit le lieu d’habitation. Aujourd’hui prendre comme prétexte le climat en avançant l’idée que des ménages, doivent se chauffer plus suivant l’endroit où ils se trouvent est dangereux car pourquoi pas demain pénaliser ceux qui habitent loin des moyens de production (propos que M. Brottes a déjà tenu dans certaines de ses nombreuses interviews) On est bien loin des notions de solidarité nationale qui ont guidé la mise en place du service public de l’électricité et du gaz.


Le gouvernement s’obstine dans une mauvaise direction en voulant coûte que coûte tenir prématurément un engagement de F. Hollande avancé pendant la campagne présidentielle. Cette ferveur et cette obstination auraient été fort plus utiles en ce qui concerne la renégociation du TSCG ainsi que la loi sur l’interdiction des licenciements boursiers.

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