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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 18:00

Jeudi soir, 20 h 45: d’entrée de jeu, François Hollande confie qu’avant d’être élu, il pensait que la crise serait réduite mécaniquement par une reprise de la croissance. Il déclare avoir été surpris par l’évolution contraire!


Joue-t-il ou est-il sincère?


S’il s’agit d’un aveu, celui-là révèle un authentique aveuglement chez le futur chef de l’état. Il n’aurait pas compris que la récession économique et la crise de l’euro proviennent de l’engrenage mortel du transfert des richesses produites vers les pôles financiers et de la pression sur les dépenses publiques, le pouvoir d’achat populaire, les investissements productifs. Il n’aurait donc pas compris qu’en ne modifiant pas ces politiques libérales, les états dérapent sur une pente sans espoir de remontée.


Aveugle ou non, François Hollande persiste à ne pas rectifier le tir d’une politique d’austérité dont il est le chef comptable scrupuleux: moins de dépenses publiques, moins de rémunérations au travail, moins de tout sauf pour le grand patronat et le Medef, afin de satisfaire tant bien que mal au pacte austéritaire européen signé des deux mains, contrairement à ses promesses électorales...


Dans ces conditions, comment peut-il croire lui-même à l’amélioration de la situation française en fin d’année? Sinon pour résister mentalement à l’effondrement de la confiance que lui avait accordée les électeurs voilà seulement 10 mois.


Christian AUDOUIN

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 15:39

Le gouvernement n'a pas sa place au Vatican

 

Jean-Luc Mélenchon a jugé que le gouvernement, représenté par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et Laurent Fabius (Affaires étrangères) n'avait "pas sa place au Vatican" pour l'intronisation du nouveau pape hier à Rome.

 

"En 2010, François Hollande avait dénoncé la visite de Nicolas Sarkosy au Vatican comme un manquement à la laïcité. En 2013, il y envoie ses deux plus hauts représentants, Jean-Marc Ayrault et Laurent Fabius pour l'intronisation du nouveau pape."

 

Selon Jean-Luc Mélenchon, "la loi de 1905 impose une attitude plus décente que l'enthousiasme pro-papal de la nouvelle équipe gouvernementale. Décidément aucune humiliation ne nous aura été épargnée par la gauche-libérale."

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 07:49

HOLLANDE-SONDAGE-20121216.JPG

 

La cote de popularité de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault a reculé de six points en un mois, tombant respectivement à 37 % et 39 %. C’est le niveau le plus bas depuis mai 2012, selon le « tableau de bord » Ifop-Paris Match, publié mardi.

 

Sur un mois, la cote de François Hollande est stable auprès des catégories les plus aisées mais chute de 8 à 11 points chez les ouvriers, les employés ou les professions intermédiaires.

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 07:47

Il est admis que notre confrère Le Monde n’axe pas sa ligne éditoriale sur la radicalité de gauche. D’autant plus singulière est la teneur de son éditorial figurant à la Une de l’édition du 27 février.



Commentant les derniers résultats électoraux en Italie, le journal n’y va pas par quatre chemins pour interpeller les responsables politiques nationaux et européens. Il écrit : «C’est à Bruxelles, Berlin ou Paris que la question est désormais renvoyée ; jusqu’où sera-t-il possible d’imposer des politiques de rigueur à des opinions qui les rejettent de plus en plus ?» C’est presque du «méchant» Mélenchon ou du «vilain» Laurent dans le texte...

 


L’éditorialiste du Monde a «au moins» doublement raison. Il est en effet exact d’affirmer que l’austérité ne tombe pas de fatales nuées, mais est bien le produit imposé de choix politiques appartenant aux dirigeants conservateurs et sociaux-libéraux. Cela revient à suggérer «en creux» que d’autres choix sont possibles! Un beau soufflet à celles et ceux qui, au nom de leur «réalisme», plaident l’unicité des réponses libérales à la crise... du libéralisme. Notre confrère a aussi raison de pointer leur caractère de plus en plus insupportable pour les peuples qui les refusent d’ores et déjà chacun à leur façon, dans les urnes et dans les rues.

 


Les limites seront bientôt atteintes. Que se passera-t-il au-delà d’elles ? Immenses dépressions, révoltes en tous genres, basculements anticapitalistes ? L’issue est loin d’être encore décelable, mais le dénouement, d’une manière ou d’une autre, sera de nature politique. Il s’agira de rejets des partis englués dans la mise en œuvre de l’austérité. S’ils persistent, ils doivent s’attendre à ça.

 


Christian AUDOUIN dans l'Echo du 1er mars 2013

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 16:39

Le chef de l’Etat français s’est rendu hier au chevet de la Grèce pour gratifier ses habitants de ses félicitations pour leurs efforts consentis «au service de leur pays».


Les efforts en question, on le sait, correspondent à l’enfoncement de la majorité d’un peuple dans la misère noire et les souffrances sans nom.

S’ils les ont entendus, les Grecs auront du mal à se remettre de ces compliments, eux qui n’ont ni souhaité ni voulu l’austérité.

Aurait-on l’idée de rendre hommage aux «efforts considérables» des animaux poussés vers l’abattoir ?

 


L’explication des raisons de ce salut gratifié au peuple grec est peut-être à trouver dans l’appel lancé par François Hollande aux entreprises françaises de s’emparer des sociétés helléniques promises à la privatisation sur ordre du FMI, de la Banque européenne et de la Commission de Bruxelles.

Le président français endosse ainsi le rôle d’un Guizot contemporain en réactualisant le fameux «enrichissez-vous!». Même avec la meilleure volonté du monde pour accorder de l’élasticité aux définitions de la gauche, comment pourrait-on ne pas réagir face à de telles embardées social-libérales?

 


François Hollande n’en a pas fini avec ses salutations aux peuples martyrs. Un énième plan d’austérité va s’abattre sur les Grecs qui se préparent à de nouvelles protestations massives.

 

 

Que le chef de l’Etat prenne garde toutefois à ne pas épuiser ses provisions de félicitations hors de l’Hexagone : notre peuple les mérite chaque jour davantage, puisque la croissance française, minée par l’austérité, navigue désormais en dessous de zéro !

 

 

Christian AUDOUIN

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 13:54

Plus de 75 économistes ont publié une tribune dans laquelle ils se prononcent pour une profonde modification de la réforme bancaire proposée par le gouvernement. Ils dénoncent un "projet de loi qui ne résout rien", laissant "une porte ouverte à une nouvelle crise ».

 


"Nous, économistes, pensons que le projet de loi de séparation bancaire présenté à l’Assemblée nationale ne fait pas ce qu'il prétend et ne protègera pas plus qu’avant les dépôts des ménages français. En réalité, il laisse libre cours aux activités spéculatives des banques et sauvegarde leur pouvoir.

 


L'objectif affiché du projet consiste à sécuriser les dépôts et, pour cela, à séparer les activités de marché dangereuses des activités de crédit-dépôt. L'intention est bonne, compte tenu de l'hypertrophie des banques françaises. En effet, les actifs bancaires français représentent 340 % du PIB (contre 85 % aux États-Unis). Il existe au moins quatre banques dont la faillite peut entraîner la chute de l'ensemble du pays, contrairement à l'Allemagne qui n'en compte qu'une. Ces banques sont à la fois trop grosses pour qu’il soit possible de les laisser faire faillite (too big to fail) et « trop grosses pour être sauvées » (too big to save).

Le secteur bancaire français présente un niveau de risque systémique parmi les plus élevés du monde : Dexia a déjà coûté 12 milliards d'euros aux contribuables français et belges et l'État vient d’y ajouter 85 milliards en garantie. Le Crédit agricole prévoit des pertes record en 2012, voisines de 6 milliards d'euros et la Société générale aurait perdu 11,9 milliards en 2008 sans le secours du contribuable américain.

 


Par ailleurs, le « modèle » français se révèle défaillant dans sa tâche de financement de l'économie : seuls 10 % du bilan de nos banques sont consacrés aux prêts aux entreprises non financières et 12 % aux prêts aux particuliers. Le reste relève d’opérations de marché essentiellement spéculatives : sur les 200 milliards d'obligations émises par le secteur bancaire français en 2012 pour "financer les prêts hypothécaires", seuls 22 milliards ont été distribués aux ménages et 27 milliards aux entreprises. Et combien consacrés à l’emploi, la recherche et l’investissement ?

 


En supprimant la garantie publique... cliquez pour lire la suite

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 12:54

Un vrai petit moment de bonheur, 10 MINUTES D'ANTHOLOGIE ...

 

Du grand Gabin dans un film de 1961

mais qui reste d'actualité 52 ans plus tard !!!

 


 

 


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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 18:24

Goodyear annonce la fermeture de son usine d’Amiens et s’apprête par conséquent à se séparer de 1 173 salariés. Dire que Goodyear est de santé précaire serait un abus de langage car la société a réalisé 223 millions de dollars de bénéfice en 2011. Pas assez, sans doute, pour ses dirigeants qui espéraient tirer davantage d’un chiffre d’affaires annuel de 22 milliards de dollars.

 


Mais l’intolérable est atteint. Incapables de trouver une solution pérenne pour assurer le développement de leur unité, les dirigeants de l’entreprise décident purement et simplement de mettre la clef sous la porte. Le directeur appelle «chacun à prendre ses responsabilités».

 

A l’évidence, il a joué le rôle du démonte-pneu, éjectant le cuir de la jante, sans songer à le réparer. Mais cet appel aux responsabilités résonne avec le cynisme de l’étude de Goldman Sachs qui vient de proposer une baisse de 30% des salaires en France.

  • Trop payés les ouvriers qui gagnent à peine de quoi faire vivre leurs familles quand les actionnaires s’enrichissent sur leur dos?
  • Trop payés les fonctionnaires qui dénonçaient hier encore dans la rue le gel, donc la baisse, de leur salaire?
  • Trop payés les petits patrons qui se battent pour assurer la pérennité de leur entreprise?
  • Trop payés les PSA, les Virgin, les Renault, les Sanofi, les ArcelorMittal, les milliers de salariés qui subissent l’austérité?

 

 


Quel que soit le sens où on prend la crise, on en revient toujours à celle du système capitaliste basé sur la domination du capital financier sur le monde.

 

Le profit appelle le profit et relègue l’homme au second plan. Il est urgent de sortir des politiques suicidaires.

Or, quand on évoque dans un ministère l’interdiction des licenciements, on avance à grand pas dans un autre sur la flexibilité du travail !

 


Thierry Spriet

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 13:35

Le déploiement de la politique gouvernementale s’accompagne d’une stratégie médiatico-politique adaptée au virages socio-libéraux successifs qui prennent le contre-pied des engagements à connotation de gauche du candidat François Hollande.

 


Le refrain est désormais bien connu : «la crise n’est ni de droite ni de gauche ; l’austérité s’impose ; les sacrifices sont nécessaires pour lutter contre le chômage ; tout le monde est concerné, patrons et salariés confondus ; ceux qui prétendent le contraire sont des populistes qui veulent du mal à la majorité gouvernementale…» Signataires du traité Merkel-Sarkozy et de sa règle d’or budgétaire, promoteurs de nouveaux avantages financiers pour les grandes entreprises sous couvert de «compétitivités», pères adoptifs de la TVA sociale, François Hollande et son camp s’activent à pousser encore les feux.

 

Ils préparent la transcription dans une loi nouvelle du tragique refrain. Il s’agit de rendre obligatoire l’application du «triste accord» conclu sur invitation gouvernementale entre le Medef et trois syndicats minoritaires. Cet accord octroie au patronat les moyens légaux de flexibiliser à outrance l’emploi et les salaires. Un renoncement à la lutte des classes en bonne et due forme, gagnant-gagnant pour les actionnaires et les financiers.

 


Ce «triste accord» vient d’être à nouveau dénoncé par les partis du Front de gauche qui lanceront demain à Metz une vaste campagne nationale contre l’austérité et pour des solutions de gauche à la crise. Car, il existe bien sûr une autre politique qui permettrait de réhabiliter et traduire l’exigence du «changement maintenant». Quatre millions de voix l’ont approuvée à la présidentielle. Ce «choc» à gauche n’appartient pas au passé. Ces prolongements sont plus que jamais à l’ordre du jour.

 


Christian AUDOUIN

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 17:00

Dans ses vœux pour 2013, François Hollande s'en est tenu à réaffirmer le cap engagé pour 2012 : réduction des dépenses publiques, compétitivité, donnant donnant avec le patronat.


On voit mal, dans ces conditions comment l'inversion de la courbe du chômage, dont il fait l'objectif central, pourrait être atteinte.


Les réformes politiques nécessaires pour parvenir a ce résultat restent à faire. Une fois encore elles n'ont pas été annoncées ce soir. Le président de la République a par ailleurs semblé renoncer à toute ambition de réorientation européenne. De la même manière, au plan international, son propos a manqué d'ambition sur le dossier brulant du proche orient et de la Palestine.


Les vœux pour 2013 de François Hollande laissent entières les attentes de changement des français.

 


Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, sénateur,

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