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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 11:35

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Une des trop rares propositions de gauche de l'ancien candidat François Hollande vient de disparaître corps et biens. Le projet de loi visant à limiter les hauts salaires de patrons n'est plus. C'est Pierre Moscovici qui a prononcé son éloge funèbre dans une interview aux Echos, déléguant au Medef le soin de s'auto réguler.

Quel beau cadeau de départ pour Laurence Parisot qui quittera ainsi ses fonctions sur un triomphe et quel camouflet pour la gauche.


De renoncement en renoncement, l'abandon de la limitation des hauts salaires patronaux est un double scandale. Il est d'abord un coup porté contre la justice sociale au moment où l'austérité s'applique implacablement sur les salariés, chômeurs et retraités dont le pouvoir d'achat fond comme neige au soleil. Il est ensuite un crime contre l'économie réelle car ces surplus indécents iront nourrir la bulle spéculative des marchés financiers, responsable de la crise actuelle.


Ce gouvernement trahit une fois encore sa propre parole. Cette volte-face est une nouvelle fuite en avant fédéraliste que nous ne pouvons que dénoncer. Reste au gouvernement de reprendre ses esprits. Adepte désormais de l'auto-régulation, que le gouvernement laisse les salariés décider du montant de leur paye. Ils sauront assurément se débrouiller.

 


Olivier Dartigolles

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 06:35

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C’est entendu, le gouvernement français ne réclamera pas la tête de la patronne du FMI, quand bien même elle serait mise en examen aujourd’hui dans l’affaire de l’arbitrage Tapie/Adidas.

 

Selon le Canard enchaîné, c’est François Hollande en personne qui en a donné l’ordre. Ce qui explique mieux pourquoi Pierre Moscovici a déclaré hier que Christine Lagarde conservait «la confiance des autorités de l’Etat», bien que Bercy envisage de déposer un recours en nullité.

 

Pour mémoire, s’estimant lésé dans la vente d’Adidas au Crédit lyonnais, Bernard Tapie avait, grâce à l’intervention de celle qui était alors ministre des Finances de Nicolas Sarkozy, empoché la somme exorbitante de 400 millions d’euros, avec intérêts. De quoi s’acheter comptant un organe de presse, sans nul doute. Mais selon la procureure générale de la Cour de justice de la République, cet arbitrage était à la fois illégal et contraire aux intérêts de l’Etat.

 

Si les faits sont avérés, la conduite de Mme Lagarde devrait, en principe, révolter notre président, lui qui a tant parlé de l’exemplarité des institutions.

Seulement voilà, la question du «prestige» national importe plus à ses yeux, en ces temps où le scandale Cahuzac a retenti au-delà des frontières, tandis que l’on n’a rien oublié de la spectaculaire arrestation de DSK à New York. Conscient que cette fois, il y a peu de chances qu’un Français vienne remplacer Christine Lagarde, au cas où cette dernière viendrait à démissionner, le chef de l’Etat a fait son choix.

Il fait ainsi fi de la morale, autant que de ses promesses de campagne. Cela deviendrait-il une habitude ?

 

Mickaëlle JOUAULT dans l'Echo du 23 mai

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 14:56

Alors que la France est en récession, que le pays traverse une crise toujours plus violente avec des conséquences dramatiques pour les Français, le Président refuse une nouvelle fois de voir la réalité en face. Il n'annonce rien, pire, il persiste et signe.


Privatisation, partenariat public privé, baisse de la dépense publique, imposition sur la plus-value mobilière, allongement de la durée de cotisation... voici les seuls horizons qu'a tracés François Hollande. Les Français qui connaissent le chômage et qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts peuvent se faire du soucis.


L'offensive européenne annoncée par le Président reste dans les rails des politiques d'austérité voulues par Angela Merkel et la commission européenne.


Après plus de deux heures de conférence de presse, il faut se demander si le Président de la République fait preuve d'aveuglement ou d'obstination.

Si c'est de l'aveuglement, l'heure est à la prise de conscience et au changement de cap.

Si c'est de l'obstination, c'est une erreur politique lourde - car ne permettant pas le redressement du pays.


Puisque le Président de République s'est dit prêt à examiner les bonnes propositions d'où qu'elles viennent, le Front de gauche tient les siennes à sa disposition. Elles seront présentées lors des assises citoyennes du 16 juin prochain.

 

Pierre Laurent

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 09:13

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Laurence Parisot vient d'engager l'offensive sur le dossier du financement des retraites. Si le premier ministre attendait un geste d'apaisement de la présidente du Medef, qui a été particulièrement bien traitée au cours de la dernière année, le voilà Gros-Jean comme devant. Conviée à Matignon pour préparer la prochaine conférence sociale des 20 et 21 juin prochains, madame Parisot a préconisé un allongement de la durée de cotisation à 43 ans d'ici 2020 et un recul de l'âge légal "à au moins 65 ans à l'horizon 2040".

 

Pour le Medef, le travail c'est la santé donc pourquoi ne pas mourir à la tâche !

 

Encouragé par l'abandon en rase campagne du gouvernement sur l'Accord national interprofessionnel (ANI) qui a cédé au patronat sans disputer le moindre combat, le Medef profite de son avantage. Il lui en faut toujours plus.

 

Il faut changer de politique. Une majorité d'électrices et d'électeurs ont fait le choix, au printemps dernier, de ne pas poursuivre sur le chemin des régressions sociales. On se souvient combien la mobilisation de la gauche et du mouvement social contre la casse des retraites a été forte.

 

Mercredi, François Hollande se présente devant les commissaires européens. Jeudi, il interviendra lors d'une conférence de presse. Voilà une nouvelle occasion pour un changement de cap, pour ne plus accepter les oukases de Bruxelles qui présentera ses "recommandations" le 29 mai.

 

En 2010, les forces de gauche ont combattu la casse des retraites. En 2012, on a battu Sarkozy, Fillon et Woerth. Ce n'est pas pour appliquer une politique de droite en 2013.

 

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 13:18

Le Cran exige réparation Hollande refuse tout net

 

 

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François Hollande est resté ferme hier dans son refus de toute réparation matérielle de l'esclavage, au moment où le Conseil représentatif des associations noires (Cran) attaquait en justice la Caisse des dépôts, lui reprochant d'avoir profité de la traite négrière.

 

l'Echo du 11 mai 2013

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 15:15

Le premier ministre a annoncé, dimanche, la vente de participations de l’État dans les entreprises dont il possède une part du capital.

 

Dans les "possibilités" sont pointées EDF ou GDF SUEZ.

 

Des privatisations masquées pour financer les priorités présidentielles sans rien céder sur l’austérité.

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 17:39

Après 23 mois consécutifs d'augmentation, le nombre de chômeurs en France a battu, en mars dernier, le triste record de janvier 1997. Au total, plus de 5 millions de personnes se trouvent désormais au chômage (DOM compris). Depuis mai 2012, en moyenne, 28 000 personnes supplémentaires sont ainsi contraintes, chaque mois, de se présenter à Pôle emploi.

 

Face à cette situation d'une gravité exceptionnelle, F. Hollande continue d'affirmer que « tous les outils » sont en place pour inverser à la fin de l'année la courbe du chômage. Ce pari est fondé sur une hypothèse de croissance au doigt mouillé pour 2013 (+0,1%) tenue pour irréaliste par le FMI qui, lui, anticipe une récession (-0,1%). Adepte du double discours, le gouvernement, dans le programme de stabilité soumis à Bruxelles, prévoit, lui-même, une diminution de 0,2 % de l'emploi en moyenne cette année.

 

Le pari présidentiel condamne la politique de l'emploi à l'échec. Il faut arrêter ce bricolage désastreux à coup de baisses du « coût du travail », d'allègements d'impôts sur les sociétés, de renforcement de la monarchie patronale à l'entreprise, de reculs de la sécurité de l'emploi pour les salariés et rationnements des services publics.


Cette politique est incapable de faire baisser le chômage. Elle encourage la croissance financière des capitaux et la rente contre l'emploi, la formation, les salaires et la croissance réelle. François Hollande mène la France droit dans le mur. Les Français qui ont voulu le changement il y a un an, n'ont pas voté pour cela.

 

Olivier Dartigolles porte parole du PCF

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 13:55
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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 07:39

A nouveau, la France est rappelée à l’ordre par l’Union européenne. La Commission estime en effet que nous souffrons de «déséquilibres macroéconomiques». Si ces derniers ne sont pas jugés excessifs comme dans le cas de l’Espagne ou de la Slovénie, de nouveaux «efforts» devraient être demandés et ce d’ici à la fin du mois de mai.

 


La Commission européenne va encore plus loin en expliquant que «la perte rapide de parts de marché» s’explique par une progression trop rapide des salaires, eu égard à la stagnation de la productivité. Faut-il comprendre qu’une fois de plus, le travailleur est coupable par ricochet aux yeux de Bruxelles ? Rien d’étonnant à ce que la majorité française ait soutenu mordicus l’accord sur l’emploi, qui profite à plein au Medef.

 


Il est vraiment temps de se demander si 2013 ne sera pas «l’an de Grèce» pour l’Hexagone.

 Alors que jusqu’au sein du gouvernement, plusieurs voix s’élèvent pour réclamer le renoncement à l’austérité, Bruxelles continue d’exercer des pressions et nul doute que l’Etat se couchera sans sourciller. Après tout, François Hollande et Jean-Marc Ayrault l’ont dit et redit, ils ne changeront pas de cap ! Peu importe que les prévisions de croissance ne cessent de baisser et que l’Unicef assure que les enfants sont clairement victimes de l’austérité qui s’abat sur l’Europe.

 


S’il paraît de plus en plus naïf d’attendre un revirement constructif de la part des dirigeants européens, il ne faudra pas négliger l’impact des prochaines élections européennes.

Plus les eurodéputés déterminés à combattre les folies de la finance seront nombreux, meilleures seront les chances de voir se dresser une nouvelle Europe, économiquement plus juste et plus égalitaire.

 

 

Mickaëlle JOUAULT

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 17:39

L’affaire Cahuzac fait couler beaucoup d’encre et les choses n’ont pas l’air de vouloir s’apaiser. La droite gesticule en tout sens, espérant bien tirer son épingle du jeu.


Cela n’a rien d’étonnant et ce n’est guère notable. En effet, nul n’ignore le nombre ahurissant de casserolles traînées par l’UMP, de l’affaire Karachi à l’affaire Bettencourt, pour ne citer qu’elles. Voir aujourd’hui les Kosciusko-Morizet et autres Copé invoquer à corps et à cris la morale politique a vraiment de quoi faire rire, un peu jaune, certes, mais à gorge déployée malgré tout.


La colère de gauche est en revanche bien plus inquiétante. A n’en pas douter, l’émotion de Gérard Filoche, écœuré aux larmes au soir des aveux, était bien réelle. Le grand ras-le-bol du peuple l’est tout autant. La crise de confiance s’aggrave. Alors que certains militants du PS doivent être tentés de rendre leur carte, ceux qui n’étaient que sympathisants sauront sanctionner lors des prochaines échéances électorales.


Il en est aujourd’hui de la responsabilité de l’exécutif d’aller au-delà des quelques effets d’annonces concédés mercredi. Le risque est majeur. Bien que certaines révélations embarassantes l’ait poussée à se taire, Marine Le Pen n’est jamais bien loin.


Plus que jamais, les Français en ont assez de l’oligarchie et de ses abus. Lassés de la politique politicienne, de ses tromperies, mesquineries et autres scandales, ils se sentent trahis.


Mardi, quelques heures seulement après le coup de tonnerre, François Hollande remettait la grand-croix de la légion d’honneur à Yvon Gattaz, qui présida le CNPF, organisation patronale mère du Medef. Un nouveau message ambigu de la part du chef de l’Etat, qui lui-même ne se définit plus comme un président socialiste.

 


Mickaëlle Jouault

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