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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 08:19

 

Le président de la République veut faire ratifier au plus vite par le Parlement le Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de la zone euro, plus connu sous l’intitulé de «Pacte budgétaire», tel qu’il a été signé par Nicolas Sarkozy le 25 mars dernier.


Ce Pacte budgétaire aggrave les politiques néolibérales prônées depuis des années et qui ont mené aux problèmes actuels de la zone euro. Il représente d’abord une absurdité économique. En imposant que le déficit structurel d’un État soit inférieur à 0,5 %, il va obliger à des coupes drastiques dans les dépenses publiques.


Or, nous avons besoin au contraire de développer et de rénover les services publics et la protection sociale pour répondre aux nombreux besoins non satisfaits, réduire les inégalités sociales et réaliser l’égalité entre les femmes et les hommes. Aujourd’hui, le pouvoir d’achat stagne ou régresse, les entreprises et les collectivités locales réduisent leurs investissements : dans ce contexte, couper dans les dépenses publiques ne fera qu’aggraver le chômage...

 

● FRÉDÉRIC SÉNAMAUD

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 07:37

Parlons clair à nouveau : l’Etat grec est à l’agonie dans les pires souffrances, mais des souffrances subies exclusivement par la Grèce populaire dont la responsabilité – hormis celle d’avoir voté pour de mauvais dirigeants politiques – est quasiment nulle au plan social et économique. Les profiteurs et les responsables de la spirale du déclin ne sont toujours pas les payeurs. Les grandes fortunes, clergé inclus, ont su se mettre à l’abri, avec la complicité des systèmes fiscaux et bancaires qui ont partie liée.

 

Confrontés à un énième programme d’austérité imposé par la Communauté, le FMI et la Banque centrale, les salariés et la jeunesse ont crié hier leur colère et leur désespoir dans les rues d’Athènes. La vis est sans fin : pour que les banques prêteuses soient assurées d’être remboursées, l’Europe accorde des aides d’urgence à la Grèce mais à la condition qu’en retour, son gouvernement étrangle littéralement les fonctionnaires, les institutions sociales, les systèmes de retraite. Bref, tout ce qui reste encore à réduire et à prélever est destiné aux banques ! Comme il reste de moins en moins à voler dans les poches du peuple, que la récession fait rage, les créanciers du pays jouent la hausse des taux d’intérêts et donc l’accroissement de la dette.

 

Comment ne pas comprendre que ce comble de l’imbécilité économique et financière, pensé et voulu par les pouvoirs en place en Europe, conduit tout le monde au casse-pipe... Le traité Sarkozy-Merkel n’est porteur que de l’accélération du désastre européen annoncé.

 

Christian AUDOUIN

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 09:48

«Tous derrière nous contre la droite et ses ambitions de revanche !» Tel est l’appel, voire l’injonction, qu’adressent en boucle les directions du Parti socialiste et de l’Etat à la diversité de la gauche. Cette posture hégémonique ne connaît pas l’effet escompté, à commencer au sein de la majorité gouvernementale elle-même : les Verts viennent de se rebeller contre cette exigence d’obéissance et d’alignement à propos du traité Merkel-Sarkozy. Quant aux formations du Front de gauche, comme prévu, elles ne laissent se créer aucun espace de renoncement entre leurs analyses du traité, leurs engagements et leurs prises de positions parlementaires.

 

En vérité, l’appel socialiste au ralliement se heurte à l’opinion montante contre les choix et les actes de François Hollande qui sont, en l’état, les véritables marche-pieds pour une remise en forme et en vogue de l’opposition. En promouvant le traité austéritaire de Sarkozy, en érigeant à son tour en religion les réductions de la dépense publique et le retour à marche forcée aux 3% de déficit dès 2013, ou encore en préparant de nouvelles baisses des cotisations patronales et le recours à des hausses de la CSG et de la TVA (!), le pouvoir hollandais ne réhabilite-t-il pas les fondamentaux de la politique sarkozyste ?

 

 

C’est un fait : le nouveau pouvoir n’a à ce jour produit aucune mise en cause des dogmes et des recettes libérales, rien qui pourrait appuyer l’idée qu’une alternative à la crise du système est souhaitable et possible. Il serait vain de croire que la gauche française, dans sa majorité, suivra les chemins d’un tel repli, au bout duquel brillent les étoiles de l’UMP et du FN.

 

Christian AUDOUIN

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 18:57

MELENCHON-MANCHOTS-large570.jpg

 

 

Le coprésident du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon a affirmé dimanche 23 septembre sur Canal+ qu'il était "mieux préparé à gouverner que cette bande de manchots" que forme le gouvernement, prenant l'exemple du dossier PSA. Interrogé sur l'attitude de l'exécutif concernant le plan de réduction des effectifs du constructeur automobile, Jean-Luc Mélenchon a estimé que ce qu'a fait le gouvernement "n'a servi à rien".


"Ca ne sert à rien d'être gentils avec ceux qui vous agressent", a-t-il dit en rappelant le déplacement de nombreux ministres à l'université d'été du Medef. "Ce qui sert à quelque chose, c'est de prendre des mesures, une loi contre les licenciements boursiers".


Le gouvernement, a-t-il affirmé, a répondu par un plan promouvant l'usage de la voiture électrique, alors qu''"il n'y a pas de rapport entre les deux". "Un jour, on fait ci, le lendemain on fait ça, le surlendemain n'importe quoi. "J'étais mieux préparé à gouverner que cette bande de manchots", a conclu l'ex-candidat du Front de gauche à la présidentielle.

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 08:00

wauquiez.jpgAprès avoir copieusement savonné la planche de l’avenir du pays, l’ex-majorité tente difficilement de se remettre en ordre de bataille. Evincée du pouvoir, mal à l’aise dans son nouvel habit d’opposition, elle s’agite, souvent avec bruit et fureur, dans des mêlées internes autour de la désignation de son futur chef. Face au choix entre Fillon et Copé, les adhérents de l’UMP marchent à l’écart d’un look «dernier cri»... Jusqu’à Juppé qui déclare dans Le Monde d’hier soir qu’il pourrait rester «neutre» puisqu’il «ne voit pas trop quel est le projet» des deux prétendants ! L’ambiance à droite, on le voit, ne va pas au rythme de l’Hymne à la Joie.

On aurait cependant tort de penser que tout va mal dans la tête des gens de droite.

 

Dans celle de Laurent Wauquiez, par exemple, vibre une intense satisfaction produite par la volonté acharnée de François Hollande et de son gouvernement d’adopter et d’appliquer le traité austéritaire européen pondu par Sarkozy et Merkel. L’ancien ministre sarkozyste jubile en reprenant presque mot pour mot l’argumentation de Jean-Marc Ayrault et de ses amis : «Ce traité, c’est celui auquel on croit, qui permet de nous sauver de la crise». Et de rappeler avec un humour perfide : «On le votera». On s’y attendait !

 

Laurent Wauquiez nous offre même en avant première la future explication de vote complète des parlementaires UMP en ricanant sur RFI : «Il n’y a pas une ligne changée par rapport au projet porté par Nicolas Sarkozy». Le pire, c’est qu’il a rigoureusement raison.

 

Christian AUDOUIN

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 13:57

noyer-banque-de-france.jpgAvant les élections, Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, avait annoncé qu'il voulait supprimer 2 500 emplois dans l'institution à la tête de laquelle il a été placé par Jacques Chirac et confirmé par Nicolas Sarkozy. Depuis ces annonces, la crise s'est aggravée, le chômage a explosé, la France connait la croissance zéro... et la droite a été chassée du pouvoir. La Banque centrale européenne et la Banque de France sont sollicitées de toutes parts pour qu'elles orientent sélectivement les financements vers la croissance réelle et les PME, plutôt que d'injecter aveuglément des milliards dans les marchés financiers.


Le gouverneur Noyer n'en a cure : il vient de réaffirmer sa volonté de dévitaliser la présence de la Banque de France dans les territoires, particulièrement dans ceux qui sont les plus touchés par le chômage, la précarité, le surendettement, ceux où les PME et les collectivités publiques ont le plus de mal à obtenir les crédits bancaires indispensables à la réalisation de leurs projets. François Hollande et son gouvernement se sont prononcés pour que les politiques économiques, en France et en Europe, donnent la priorité à la croissance. Laisseront-ils détériorer l'un de nos outils principaux de lutte contre la crise ?

 

Le Parti communiste français apporte son total soutien à la mobilisation des personnels de la Banque de France et aux propositions précises de leurs syndicats pour que la Banque réponde aux attentes du pays dans tous les domaines du service public dont elle est chargée. Il demande à la Banque de France de renforcer sa présence dans les territoires pour être à l'écoute des citoyens et pour lutter contre la revitalisation des bassins d'emploi et de vie. Il demande qu'elle coopère activement avec les régions dans la mise en place de fonds régionaux pour l'emploi et la formation. Il demande que la Banque de France s'engage dans une coopération active avec la future BPI et les autres institutions financières publiques et mutualistes au sein d'un pôle financier public. Il demande que la Banque prenne en compte, dans la sélection des crédits susceptibles de bénéficier d'un refinancement de la BCE, de leur contribution à la sécurisation de l'emploi, de la formation et du potentiel de création de richesses dans les territoires. Le PCF demande au gouvernement d'user de tous les moyens à sa disposition pour stopper les projets irresponsables du gouverneur Noyer. Il demande l'ouverture d'un vaste débat, à l'échelle nationale et dans chaque département, sur les moyens de mobiliser l'argent public, l'argent des entreprises et l'argent des banques au service de la création de richesses et de l'emploi, avec de nouveaux pouvoirs pour les salariés dans les entreprises et pour les citoyens.

 

extrait du site: www.pcf.fr


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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 18:01

Encore neuf points de chute dans le dernier sondage de popularité pour François Hollande. Mais il conserve tout de même 60 % d’opinions favorables, ce qui le conforte dans ses choix stratégiques, surtout que la mesure de l’opinion a été prise avant sa prestation télévisée.

 

S’il n’a guère bénéficié d’un état de grâce, on ne peut s’attendre à des changements en profondeur de la politique gouvernementale dans l’immédiat. D’autant plus que l’Europe semble retrouver une certaine unité autour de l’austérité, du contrôle des déficits mais aussi de l’aide à apporter aux pays les plus endettés. C’est à ce prix que, pour l’instant, la zone euro serait préservée.

 

Si on poursuit la lecture du sondage de l’Ifop, on s’aperçoit que les ministres qui traitent de la question économique sont les moins dégradés par l’opinion publique, confirmant ainsi qu’une majorité de Français reste favorable aux propositions sociales libérales.

 

Est-ce parce qu’ils n’ont pas encore perçu toutes les conséquences de la crise ? Ou qu’ils acceptent comme une fatalité la dégradation de notre économie ? Toujours est-il qu’il est temps de dépasser le constat et de penser à nouveau aux causes qui ont amené la situation actuelle. Sinon, on repartira vers la baisse du coût du travail, la flexibilité incontrôlée, l’augmentation du travail précaire, l’affaiblissement du dialogue social, la chute du pouvoir d’achat, l’impuissance devant les licenciements abusifs ou boursiers.

 

Il manque peut-être à François Hollande cette dose d’impopularité qui pousse à prendre des décisions énergiques. Il lui aura d’ailleurs fallu certaines critiques pour qu’il intervienne à la télévision et fixe un cap. Quelques points de moins dans les sondages seraient alors peut-être un bon signe pour l’avenir.


Thierry Spriet

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 17:23

C’est officiel, la Haute-Vienne se fait le département pilote du fichier d’Application de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France, ou AGDREF2.


Ainsi, la semaine dernière, des attachés du service de l’immigration et de l’intégration de la préfecture se sont rendus au centre d’accueil des étudiants étrangers de l’Université de Limoges, afin d’opérer, dans les règles, un relevé d’empreintes digitales des tout nouveaux inscrits, qui doivent être enregistrées dans le fameux fichier.


L’objectif avoué de la démarche est de garder en mémoire la totalité du parcours administratif des étrangers demandant un titre de séjour, étudiants ou non d’ailleurs. Il s’agit surtout de prévenir toute usurpation d’identité. Un peu comme si les étrangers avaient de plus fortes chances de se livrer à ce type de délit. A peine arrivés sur le territoire français, ces derniers sont soumis au contrôle d’un Etat méfiant, considérés de fait comme des délinquants potentiels. La préfecture de la Haute-Vienne assure qu’il ne faut pas voir là un procédé discriminant, puisqu’il devrait être étendu prochainement pour concerner chaque citoyen français. En effet le 7 mars dernier, alors que l’ère Sarkozy touchait à sa fin, la loi sur la création d’un fichier central généralisé de la population française avec cartes d’identité biométriques, a été adoptée par l’Assemblée nationale. Largement décriée par la gauche, elle comporte des implications très graves, puisqu’elle porte nettement atteinte aux libertés individuelles. Et aujourd’hui, les étrangers passent les premiers, avec AGDREF2. Valls semble décidément à son aise dans les chaussons de Guéant.


Alors que l’essai se déroule en Limousin, fief du président Hollande, il serait d’assez bon ton que le gouvernement remédie rapidement à cette situation pour le moins discriminante.


Mickaëlle Jouault

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 07:30

Le patron de l’empire du luxe LVMH, Bernard Arnault, première fortune de France et d’Europe et quatrième fortune mondiale, veut quitter la France. Il a peur des conséquences d'une réforme fiscale touchant les plus hauts revenus... Lui qui a pleuré dans les jupes du Premier ministre sur le "projet de taxation à 75%", qui se révèle bien en deçà des annonces du candidat Hollande, a entamé une démarche officielle pour obtenir la nationalité belge. Cette lâche désertion fiscale est bien misérable. En 1981, il avait choisi les Etats-Unis pour trois ans : monsieur Arnault est donc coutumier du fait.

 

Proche de Nicolas Sarkozy et pape de l'ultralibéralisme, il prouve s'il en était encore besoin que le capital et le profit n'ont pas de patrie. Seul compte son intérêt personnel et non la sempiternelle "compétitivité" des entreprises françaises, principal prétexte patronal aux blocages de salaires, licenciements boursiers et casse des droits sociaux. La fuite fiscale, ne l'oublions pas, a toujours fait la réussite de LVMH. Il est temps de sanctionner ce type de comportements qui coûte à la France de 80 à 100 milliards d'euros par an, d'après la commission sénatoriale ad hoc qui a rendu son rapport en juillet.

 

Voilà où sont l'intérêt et l'enjeu de la compétitivité de nos entreprises : il faut mettre hors d'état de nuire des dirigeants irresponsables et cupides.

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 16:16

La navigation sur mer d’huile, proche de l’état de grâce, semble toucher à sa fin pour le pouvoir de François Hollande. Le temps des fortes houles est déjà venu. Le nouveau président n’aura d’ailleurs qu’à s’en prendre à lui même.

En optant pour l’adoption - et au pas de charge - du traité Sarkozy-Merkel qu’il avait pourtant promis de renégocier, il ne pouvait que produire de sérieuses pertubations sur sa trajectoire présidentielle.

 

Les prises de position défavorables des formations du Front de gauche ne constituent pas une surprise. Leur opposition fondamentale au traité austéritaire est constitutive de leurs conceptions européennes et de leurs propositions alternatives à la crise du néo-libéralisme. De ce côté là, tout est clair: leur contestation des choix de François Hollande s’amplifie dans le cadre de l’exigence d’un réferendum pour déterminer démocratiquement la position française. Il y va de tout un pan de l’avenir hexagonal mais aussi communautaire.

 

Si surprise il y a dans ce paysage agité, elle provient plutôt des rangs du parti de François Hollande où certains ruent désormais dans les brancards au grand jour. C’est le cas du député socialiste de Paris Pascal Cherki qui déclare son refus de voter le traité en dépit de l’injonction contraire de son président de groupe. Il s’explique : «Le traité, par l’austérite qu’il programme, fait courir un risque majeur à l’Europe en précipitant les pays sur une récession dont nous aurions le plus grand mal à sortir».

 

Pour un peu, on dirait du méchant Mélenchon ou du vilain Laurent...

 

Christian AUDOUIN

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