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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 07:39

A nouveau, la France est rappelée à l’ordre par l’Union européenne. La Commission estime en effet que nous souffrons de «déséquilibres macroéconomiques». Si ces derniers ne sont pas jugés excessifs comme dans le cas de l’Espagne ou de la Slovénie, de nouveaux «efforts» devraient être demandés et ce d’ici à la fin du mois de mai.

 


La Commission européenne va encore plus loin en expliquant que «la perte rapide de parts de marché» s’explique par une progression trop rapide des salaires, eu égard à la stagnation de la productivité. Faut-il comprendre qu’une fois de plus, le travailleur est coupable par ricochet aux yeux de Bruxelles ? Rien d’étonnant à ce que la majorité française ait soutenu mordicus l’accord sur l’emploi, qui profite à plein au Medef.

 


Il est vraiment temps de se demander si 2013 ne sera pas «l’an de Grèce» pour l’Hexagone.

 Alors que jusqu’au sein du gouvernement, plusieurs voix s’élèvent pour réclamer le renoncement à l’austérité, Bruxelles continue d’exercer des pressions et nul doute que l’Etat se couchera sans sourciller. Après tout, François Hollande et Jean-Marc Ayrault l’ont dit et redit, ils ne changeront pas de cap ! Peu importe que les prévisions de croissance ne cessent de baisser et que l’Unicef assure que les enfants sont clairement victimes de l’austérité qui s’abat sur l’Europe.

 


S’il paraît de plus en plus naïf d’attendre un revirement constructif de la part des dirigeants européens, il ne faudra pas négliger l’impact des prochaines élections européennes.

Plus les eurodéputés déterminés à combattre les folies de la finance seront nombreux, meilleures seront les chances de voir se dresser une nouvelle Europe, économiquement plus juste et plus égalitaire.

 

 

Mickaëlle JOUAULT

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 17:39

L’affaire Cahuzac fait couler beaucoup d’encre et les choses n’ont pas l’air de vouloir s’apaiser. La droite gesticule en tout sens, espérant bien tirer son épingle du jeu.


Cela n’a rien d’étonnant et ce n’est guère notable. En effet, nul n’ignore le nombre ahurissant de casserolles traînées par l’UMP, de l’affaire Karachi à l’affaire Bettencourt, pour ne citer qu’elles. Voir aujourd’hui les Kosciusko-Morizet et autres Copé invoquer à corps et à cris la morale politique a vraiment de quoi faire rire, un peu jaune, certes, mais à gorge déployée malgré tout.


La colère de gauche est en revanche bien plus inquiétante. A n’en pas douter, l’émotion de Gérard Filoche, écœuré aux larmes au soir des aveux, était bien réelle. Le grand ras-le-bol du peuple l’est tout autant. La crise de confiance s’aggrave. Alors que certains militants du PS doivent être tentés de rendre leur carte, ceux qui n’étaient que sympathisants sauront sanctionner lors des prochaines échéances électorales.


Il en est aujourd’hui de la responsabilité de l’exécutif d’aller au-delà des quelques effets d’annonces concédés mercredi. Le risque est majeur. Bien que certaines révélations embarassantes l’ait poussée à se taire, Marine Le Pen n’est jamais bien loin.


Plus que jamais, les Français en ont assez de l’oligarchie et de ses abus. Lassés de la politique politicienne, de ses tromperies, mesquineries et autres scandales, ils se sentent trahis.


Mardi, quelques heures seulement après le coup de tonnerre, François Hollande remettait la grand-croix de la légion d’honneur à Yvon Gattaz, qui présida le CNPF, organisation patronale mère du Medef. Un nouveau message ambigu de la part du chef de l’Etat, qui lui-même ne se définit plus comme un président socialiste.

 


Mickaëlle Jouault

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 18:00

Jeudi soir, 20 h 45: d’entrée de jeu, François Hollande confie qu’avant d’être élu, il pensait que la crise serait réduite mécaniquement par une reprise de la croissance. Il déclare avoir été surpris par l’évolution contraire!


Joue-t-il ou est-il sincère?


S’il s’agit d’un aveu, celui-là révèle un authentique aveuglement chez le futur chef de l’état. Il n’aurait pas compris que la récession économique et la crise de l’euro proviennent de l’engrenage mortel du transfert des richesses produites vers les pôles financiers et de la pression sur les dépenses publiques, le pouvoir d’achat populaire, les investissements productifs. Il n’aurait donc pas compris qu’en ne modifiant pas ces politiques libérales, les états dérapent sur une pente sans espoir de remontée.


Aveugle ou non, François Hollande persiste à ne pas rectifier le tir d’une politique d’austérité dont il est le chef comptable scrupuleux: moins de dépenses publiques, moins de rémunérations au travail, moins de tout sauf pour le grand patronat et le Medef, afin de satisfaire tant bien que mal au pacte austéritaire européen signé des deux mains, contrairement à ses promesses électorales...


Dans ces conditions, comment peut-il croire lui-même à l’amélioration de la situation française en fin d’année? Sinon pour résister mentalement à l’effondrement de la confiance que lui avait accordée les électeurs voilà seulement 10 mois.


Christian AUDOUIN

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 15:39

Le gouvernement n'a pas sa place au Vatican

 

Jean-Luc Mélenchon a jugé que le gouvernement, représenté par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et Laurent Fabius (Affaires étrangères) n'avait "pas sa place au Vatican" pour l'intronisation du nouveau pape hier à Rome.

 

"En 2010, François Hollande avait dénoncé la visite de Nicolas Sarkosy au Vatican comme un manquement à la laïcité. En 2013, il y envoie ses deux plus hauts représentants, Jean-Marc Ayrault et Laurent Fabius pour l'intronisation du nouveau pape."

 

Selon Jean-Luc Mélenchon, "la loi de 1905 impose une attitude plus décente que l'enthousiasme pro-papal de la nouvelle équipe gouvernementale. Décidément aucune humiliation ne nous aura été épargnée par la gauche-libérale."

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 08:48

pape.jpg

 

 

Réaction de Jean-L uc Mélenchon après l'élection du Pape François 1er:


 

«L’élection de Jorge Mario Berloglio comme nouveau pape n’est pas une bonne nouvelle pour les progressistes du monde chrétien ni pour la révolution citoyenne en Amérique du sud.


Silencieux sous la dictature militaire puis à l’heure des jugements des militaires criminels, opposant connu aux gouvernements argentins de Nestor puis de Christina Kirschner, tendre pour l’Opus Dei, hostile aux prêtres progressistes, le nouveau chef de l’église catholique devra prouver qu’il n’a pas été élu pour déstabiliser les régimes progressistes de l’Amérique latine ni pour poursuivre les persécutions contre la théologie de la libération.

 

Compte tenu de l’affichage favorable aux pauvres, il faut espérer qu’il soit plutôt enclin à aider ceux qui en sont actuellement les porte-parole en politique et dans le christianisme amérindien.»

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 07:49

HOLLANDE-SONDAGE-20121216.JPG

 

La cote de popularité de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault a reculé de six points en un mois, tombant respectivement à 37 % et 39 %. C’est le niveau le plus bas depuis mai 2012, selon le « tableau de bord » Ifop-Paris Match, publié mardi.

 

Sur un mois, la cote de François Hollande est stable auprès des catégories les plus aisées mais chute de 8 à 11 points chez les ouvriers, les employés ou les professions intermédiaires.

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 07:47

Il est admis que notre confrère Le Monde n’axe pas sa ligne éditoriale sur la radicalité de gauche. D’autant plus singulière est la teneur de son éditorial figurant à la Une de l’édition du 27 février.



Commentant les derniers résultats électoraux en Italie, le journal n’y va pas par quatre chemins pour interpeller les responsables politiques nationaux et européens. Il écrit : «C’est à Bruxelles, Berlin ou Paris que la question est désormais renvoyée ; jusqu’où sera-t-il possible d’imposer des politiques de rigueur à des opinions qui les rejettent de plus en plus ?» C’est presque du «méchant» Mélenchon ou du «vilain» Laurent dans le texte...

 


L’éditorialiste du Monde a «au moins» doublement raison. Il est en effet exact d’affirmer que l’austérité ne tombe pas de fatales nuées, mais est bien le produit imposé de choix politiques appartenant aux dirigeants conservateurs et sociaux-libéraux. Cela revient à suggérer «en creux» que d’autres choix sont possibles! Un beau soufflet à celles et ceux qui, au nom de leur «réalisme», plaident l’unicité des réponses libérales à la crise... du libéralisme. Notre confrère a aussi raison de pointer leur caractère de plus en plus insupportable pour les peuples qui les refusent d’ores et déjà chacun à leur façon, dans les urnes et dans les rues.

 


Les limites seront bientôt atteintes. Que se passera-t-il au-delà d’elles ? Immenses dépressions, révoltes en tous genres, basculements anticapitalistes ? L’issue est loin d’être encore décelable, mais le dénouement, d’une manière ou d’une autre, sera de nature politique. Il s’agira de rejets des partis englués dans la mise en œuvre de l’austérité. S’ils persistent, ils doivent s’attendre à ça.

 


Christian AUDOUIN dans l'Echo du 1er mars 2013

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 16:39

Le chef de l’Etat français s’est rendu hier au chevet de la Grèce pour gratifier ses habitants de ses félicitations pour leurs efforts consentis «au service de leur pays».


Les efforts en question, on le sait, correspondent à l’enfoncement de la majorité d’un peuple dans la misère noire et les souffrances sans nom.

S’ils les ont entendus, les Grecs auront du mal à se remettre de ces compliments, eux qui n’ont ni souhaité ni voulu l’austérité.

Aurait-on l’idée de rendre hommage aux «efforts considérables» des animaux poussés vers l’abattoir ?

 


L’explication des raisons de ce salut gratifié au peuple grec est peut-être à trouver dans l’appel lancé par François Hollande aux entreprises françaises de s’emparer des sociétés helléniques promises à la privatisation sur ordre du FMI, de la Banque européenne et de la Commission de Bruxelles.

Le président français endosse ainsi le rôle d’un Guizot contemporain en réactualisant le fameux «enrichissez-vous!». Même avec la meilleure volonté du monde pour accorder de l’élasticité aux définitions de la gauche, comment pourrait-on ne pas réagir face à de telles embardées social-libérales?

 


François Hollande n’en a pas fini avec ses salutations aux peuples martyrs. Un énième plan d’austérité va s’abattre sur les Grecs qui se préparent à de nouvelles protestations massives.

 

 

Que le chef de l’Etat prenne garde toutefois à ne pas épuiser ses provisions de félicitations hors de l’Hexagone : notre peuple les mérite chaque jour davantage, puisque la croissance française, minée par l’austérité, navigue désormais en dessous de zéro !

 

 

Christian AUDOUIN

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 13:54

Plus de 75 économistes ont publié une tribune dans laquelle ils se prononcent pour une profonde modification de la réforme bancaire proposée par le gouvernement. Ils dénoncent un "projet de loi qui ne résout rien", laissant "une porte ouverte à une nouvelle crise ».

 


"Nous, économistes, pensons que le projet de loi de séparation bancaire présenté à l’Assemblée nationale ne fait pas ce qu'il prétend et ne protègera pas plus qu’avant les dépôts des ménages français. En réalité, il laisse libre cours aux activités spéculatives des banques et sauvegarde leur pouvoir.

 


L'objectif affiché du projet consiste à sécuriser les dépôts et, pour cela, à séparer les activités de marché dangereuses des activités de crédit-dépôt. L'intention est bonne, compte tenu de l'hypertrophie des banques françaises. En effet, les actifs bancaires français représentent 340 % du PIB (contre 85 % aux États-Unis). Il existe au moins quatre banques dont la faillite peut entraîner la chute de l'ensemble du pays, contrairement à l'Allemagne qui n'en compte qu'une. Ces banques sont à la fois trop grosses pour qu’il soit possible de les laisser faire faillite (too big to fail) et « trop grosses pour être sauvées » (too big to save).

Le secteur bancaire français présente un niveau de risque systémique parmi les plus élevés du monde : Dexia a déjà coûté 12 milliards d'euros aux contribuables français et belges et l'État vient d’y ajouter 85 milliards en garantie. Le Crédit agricole prévoit des pertes record en 2012, voisines de 6 milliards d'euros et la Société générale aurait perdu 11,9 milliards en 2008 sans le secours du contribuable américain.

 


Par ailleurs, le « modèle » français se révèle défaillant dans sa tâche de financement de l'économie : seuls 10 % du bilan de nos banques sont consacrés aux prêts aux entreprises non financières et 12 % aux prêts aux particuliers. Le reste relève d’opérations de marché essentiellement spéculatives : sur les 200 milliards d'obligations émises par le secteur bancaire français en 2012 pour "financer les prêts hypothécaires", seuls 22 milliards ont été distribués aux ménages et 27 milliards aux entreprises. Et combien consacrés à l’emploi, la recherche et l’investissement ?

 


En supprimant la garantie publique... cliquez pour lire la suite

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 12:54

Un vrai petit moment de bonheur, 10 MINUTES D'ANTHOLOGIE ...

 

Du grand Gabin dans un film de 1961

mais qui reste d'actualité 52 ans plus tard !!!

 


 

 


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