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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 13:31
 
melenchon   Jean-Luc Mélenchon a lancé ce vendredi matin au micro de Jean-Michel Apathie l’idée d’une grande marche pour la "révolution fiscale". "Je suis partisan de l’impôt, mais de l’impôt juste !". C'est à dire un impôt plus progressif, qui n'épargnerait pas les grands groupes, et qui ne frapperait pas les plus modestes. Tout l’inverse d’une hausse de la TVA.

 

Le 1er décembre, le co-président du Parti de Gauche veut organiser une démonstration de force. Son constat est clair : "notre pays est toujours tombé à genoux lorsque se sont conjugués un système fiscal injuste et un système de privilèges sociaux inacceptables. Et bien nous y sommes, c’est pourquoi il faut une révolution fiscale." Un appel qui prend tout son sens puisque Pierre Moscovici, à la suite de Cahuzac, a annoncé qu’il n’y aurait pas de réforme fiscale.

 

Il appelle donc à protester contre l'augmentation de la TVA, qui passera de 19,6% à 20% le 1er janvier, mais bien plus globalement se battre pour que le poids de la fiscalité ne repose pas que sur les classes moyennes et populaires et les PME, mais sur ceux qui en ont les moyens.

 

"C’est vrai aussi dans les entreprises, les très grandes cotisent a à peine 8%, pour l’impôt sur les sociétés. Hors le chiffre légal, c’est 32%. Qui est-ce qui paye plus de 30%... Et bien les petites entreprises."

 

"Donc je pense qu'il faut prendre l'initiative d'une marche pour la révolution fiscale", a lancé Jean-Luc Mélenchon sur RTL. "Il faut que nous disions : ça ne peut pas durer comme ça".

 

extrait de "envies de changer le monde" dans l'Humanité

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 13:38

REUNION-CRISE-MALI-large570.jpg

MALI - La rencontre aura duré une heure.

 

Les ministres des Affaires étrangères et de la Justice, Laurent Fabius et Christiane Taubira, sont arrivés dimanche 3 novembre peu avant 9h30 à l'Elysée pour une réunion de crise avec François Hollande après la mort de deux reporters enlevés et tués au Mali.

 

Christiane Taubira, et le directeur général de la sécurité extérieure (DGSE), Bernard Bajolet, sont sortis de l'Elysée sans faire aucune déclaration. Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, est resté à l'Elysée. Une délégation de RFI, conduite par sa PDG, Marie-Christine Saragosse, est aussitôt arrivée après la réunion pour être reçue par François Hollande. Elle comprenait la directrice de la rédaction, Cécile Mégie, et le chef du service Afrique, Yves Rocle.

 

A l'issue de cette rencontre, Laurent Fabius s'est exprimé devant l'Elysée. Le ministre des Affaires étrangères, condamnant "un crime odieux, abject et révoltant", a annoncé que les deux journalistes avaient été tués par balles. "Les assassins sont ceux que nous combattons, les terroristes qui refusent la démocratie et les élections", a-t-il affirmé.

 

Laurent Fabius a également déclaré que la sécurité à Kidal et dans les zones voisines serait accrue afin d'assurer notamment la sécurité des ressortissants français. Quant à Marie-Christine Saragosse, elle a tenu à répéter que les deux journalistes n'avaient "pris aucun risque inconsidéré". Elle a également annoncé qu'elle se rendait au Mali afin de récupérer les corps.

 

article de l'Huffpost du 3/11/13

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 17:57

mahamadouissoufou_0.jpg

C'est un monde, la chronique de José Fort.

 

En découvrant les visages des otages français mercredi à Villacoublay, chacun pouvait mesurer leur joie après trois années de captivité vécues dans des conditions extrêmes. Le retour à la vie de ces hommes mériterait de rester la seule information à retenir de cette journée. Sauf que certains et au plus haut de la hiérarchie de l’Etat tentent de nous mener en bateau, de nous faire croire n’importe quoi, bref de nous prendre pour des billes en affirmant : il n’y a pas eu de rançon.

 

Nos quatre concitoyens auraient été libérés sur la bonne mine des gouvernants français et de la DGSE. Sauf que, encore, plusieurs sources affirment que 20 millions d’euros auraient été transférés dans les poches des ravisseurs et de leurs commanditaires. Ca fait du monde.

 

Les remerciements appuyés des dirigeants français au président du Niger Mahamadou Issoufrou méritent qu’on s’arrête un moment sur le personnage. Le président du Niger élu en 2011 dispose d’une carte de visite à rallonge : ancien Premier ministre, ex-Président de Assemblée nationale. Jusque là, une trajectoire banale de politicien. Sauf que, encore et encore, on oublie d’où vient l’impétrant : ingénieur des mines de formation, directeur de la mine d’Arlit, appartenant à Areva, qui le soutien en 1991 lorsqu’il entame une carrière politique. Le soutient ? Plutôt le projette dans cette aventure car Areva a besoin d’investir sur l’avenir.

 

Prenons les paris. Officiellement les autorités françaises n’ont pas déboursé le moindre centime. En revanche, les réseaux Areva, le président du Niger qui ne peut rien refuser à ses ex patrons et quelques barbouzes ont du voir transiter pas mal de valises. Quant aux intermédiaires, ils ont du se goinfrer au max.

 

publié dans l'Humanité du 30 octobre

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 09:18

Le règne impérial de l’argent et ses arsenaux bancaires et para-bancaires, ses gigantesques places financières et temples de la spéculation, vient d’engendrer une nouvelle catégorie de grévistes. En effet, les patrons de clubs de football ont décidé à l’unanimité de paralyser l’activité de leurs entreprises le 29 novembre. Avec ce mouvement, inédit depuis 1972, les clubs des ligues 1 et 2 entendent «confirmer leur opposition résolue au projet de taxe à 75% sur les revenus de plus d’un million d’euros». Qui prétendait que le mouvement social est en panne dans notre pays?

 

Cette mobilisation contre le nouvel impôt qui, en l’occurrence, n’a rien de terrible pour les contribuables concernés à qui il restera de l’argent de poche pour survivre, est parfaitement indécente à une époque où la misère est la condition la plus massivement partagée sur la planète. Encore heureux que les patrons de clubs n’aient pas tenté de nous expliquer que distraire les pauvres dans les stades et devant les écrans coûte cher…

 

L’Etat français et les autres, seraient bien inspirés de riposter au lobbying des patrons de foot, en déclenchant une opération vérité sur la nature de l’argent privé qui circule, afin de découvrir d’où proviennent les sommes colossales mobilisées dans les transferts et les salaires des joueurs. Quelle explication sur l’accession à la propriété du PSG par la monarchie du Qatar? D’où provient la richesse du nouveau propriétaire de l’AS Monaco? Etc. Depuis 1995, le montant total des transferts en Europe n’est-il pas passé de 400000 euros à plus de deux milliards d’euros? On sait que la part du blanchiment d’argent lié aux paris sportifs est en plein développement sur ce marché…

 

Il est grand temps d’aller droit au but

dans le monde fou du sport professionnel.


 

Christian AUDOUIN (édito de l'Echo du 25/10)

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 15:38

L’inconcevable scénario de la crise provoquée par le «rapt justice-police» de la collégienne Leonarda, met le personnage de François Hollande sous la mitraille des observateurs de tous poils. Le commentaire le plus partagé installe le chef de l’Etat à nouveau dans un rôle de mollasson, d’indécis, d’expert en synthèse à quat’sous. Et si l’ensemble des journalistes patentés et des spécialistes attitrés était victime d’une cécité collective face aux vérités profondes du Président? Et si François Hollande n’était rien d’autre qu'un vrai faux mou et un vrai dur?

 

En vérité, toute la carrière du chef de l’Etat, de la Corrèze à l’Elysée, en passant par la longue séquence de la rue de Solférino, le montre en conquérant patient et obstiné du pouvoir ; en gestionnaire du temps qui passe à la mode mitterrandienne. C’est ainsi qu’au fil des années, sans en avoir l’air, voire en prétendant le contraire, il a réduit l’influence communiste en Corrèze et lui a ravi le leadership à gauche. C’est comme ça qu’il s’est par ailleurs imposé en relève socialiste nationale sur les décombres du jospinisme. L’homme, toujours, a fuit la transparence des intentions et a usé de promesses-kleenex ou de phrases creuses, avec un art consommé de l’apparence de normalité modeste…


Pour lui, l’important n’est pas tant de convaincre que de parvenir à ses fins.

 

L’affaire Leonarda le fait apparaître tel qu’en lui même. D’accord avec l’option sécuritaire de Manuel Valls, il a manœuvré pour ne pas trop se couper de la gauche engagée à gauche, tout en privilégiant son ministre de l’Intérieur. Ainsi, en proposant le retour à la seule Leonarda il savait que la jeune fille refuserait et que Valls ne perdrait pas totalement la face. Quant à la circulaire sanctuarisant l’enceinte scolaire, elle ne défait rien des lois d’expulsion des enfants scolarisés.

 

Il est cependant un domaine que François Hollande ne maîtrise pas, celui de sa cote de popularité : 77% des sondés (un record) se déclarent mécontents de lui et de sa politique.

 

Christian AUDOUIN publié dans l'Echo du 21/10/2013

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 17:54

 

brignoles-2.jpg

La victoire du Front National dans le canton de Brignoles est très sérieusement considérée à gauche.

La poursuite de l’austérité par le gouvernement, "suicidaire socialement et politiquement parlant" est principalement mise en cause. Mais aussi la complaisance pour le FN et la stigmatisation répétée de "l’autre" par certains médias.


Le candidat du Front national a remporté ce dimanche l'élection cantonale partielle de Brignoles avec 53,9% des voix. Laurent Lopez a recueilli au second tour 5.031 voix, contre 4.301 pour son adversaire UMP Catherine Delzers (46,1%), selon la préfecture du Var. Une élection qui s’est déroulée dans un canton particulier, qui faisait déjà partie des seuls deux cantons déjà emportés par le FN en 2011, certes, mais qui ne doit pas occulter que le FN a progressé en nombres de voix. Une situation jugée « catastrophique » au Parti de gauche.


Austérité et « Lepenmania »


« Copé a commenté ce résultat en manifestant de l’anticommunisme et de l’anti gauche pour dédouaner la droite de ses responsabilités. Les grands médias mais aussi le PS et EELV portent une lourde responsabilité dans le désastre de ce soir » a commenté Pascal Savoldelli, responsable national du PCF aux élections. Une synthèse que partage Eric Coquerel du PG. "Car la vérité c’est que le FN profite de la politique d’austérité d’un gouvernement qui met ses pas dans ceux de Sarkozy, désespérant ainsi l’électorat qui s’est mobilisé pour l’élire. La vérité c’est que le FN profite de la stigmatisation de "l’autre", en ce moment les Roms, depuis Estrosi jusqu’à Valls. La vérité c’est que le FN profite d’une Lepenmania de certains médias."

 

"Plus que regrettable mais pas surprenante"


Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, a lui estimé ce lundi matin sur RFI que la victoire du Front national à la cantonale partielle de Brignoles (Var) était "plus que regrettable mais pas surprenante". "Ce type d'idéologie naît de la difficulté, de la misère". "A partir du moment où les gens considèrent que les problèmes de pouvoir d'achat, les problèmes d'emploi, pour eux et pour leurs enfants, ne sont pas réglés, c'est une forme de coup de pied dans la fourmilière", a-t-il expliqué. Jean-Claude Mailly a ajouté que "ce qui ne sort pas socialement sort politiquement à un moment donné". "L'austérité est suicidaire, socialement, économiquement et politiquement".


C’est pour cela qu’il faut rappeler et expliquer que le FN est toujours l’alliée de la finance. Regardant la télévision dimanche soir Eric Coquerel l’a très justement fait remarqué : "Marine Le Pen a une fois de plus répété sa petite musique : les étrangers et les naufragés de Lampedusa seraient les responsables de la crise. Avec un tel allié, la finance peut dormir tranquille."


Constat que partage Pascal Savoldelli : 

"le PCF va redoubler d’efforts pour défendre et promouvoir les valeurs de l’Humain d’abord. C’est seulement par un rassemblement populaire et majoritaire autour de ces valeurs de liberté, d’égalité, de solidarité et de fraternité humaine que nous pourrons ouvrir une alternative à l’austérité."

 

-->article paru dans l'humanité

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 16:34

bailly-poste.jpg

C'est à l'ancien pdg de La Poste,

qui y a laissé un bilan social désatreux,

que le gouvernement a confié ce lundi

une mission sur le travail du dimanche.

 

Jean-Paul Bailly aura attendu un peu moins de trois mois pour retrouver un travail. Le gouvernement a mandaté ce lundi l'ancien PDG de La Poste pour "clarifier le cadre juridique" du travail du dimanche et "faire des propositions" qu'il devrait rendre d'ici à la fin novembre. Drôle de choix, au vu de son bilan social catastrophique dans l'entreprise public qu'il a quitté de manière précipitée début juillet dernier, alors que son mandat ne devait s'achever qu'en octobre 2014.

 

80000 suppressions d'emploi


C’est bien cet ex-patron de la RATP qui a mis La Poste sur les rails de la privatisation, avec le changement de statut de l’entreprise, le 1er mars 2010, faisant de La Poste une société anonyme à capitaux publics. Les dernières années de la gouvernance Bailly auront été marquées par une série de suicides de postiers. Avec plus de 80000 suppressions d’emploi en dix ans, des restructurations incessantes, la mutation violente de La Poste a engendré un trouble social grandissant.


On pourra juger du très grand cas qu'il faisait de ses anciens salariés au travers d'un passage de son dernier livre, Ceux d'en haut. Dans cet ouvrage, Jean-Paul Bailly, qui affirmait en pleine vague de suicide de postiers "qu’il n’y a pas de malaise social", s'exprimait ainsi à propos de ceux qu’il considère comme "les gens un peu inadaptés" : "On ne les emmerdait pas (sic), on disait que ça faisait partie du casting et on les laissait dans leur coin. Maintenant, par les temps qui courent, ils n’ont plus leur place dans les entreprises même si, à La Poste, ils restent boucler leur carrière, et font des déprimes à répétition. Ils seraient mieux hors de l’entreprise, mais non, le modèle qu’ils conservent en tête, c’est La Poste d’avant. Voilà. Ce phénomène-là, conjugué à l’action de syndicats minoritaires qui ont peu d’audience, qui veulent fermer La Poste, couler La Poste, ce phénomène là nous poursuit".


Dialogue approfondi


Ce lundi, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a souhaité que la mission sur le travail du dimanche confiée à Jean-Paul Bailly soit l'occasion d'un "dialogue approfondi avec l'ensemble des parties prenantes: partenaires sociaux, élus, représentants de la société civile, associations de consommateurs et de professionnels".
Pas sûr que l'ancien polytechnicien soit là encore la meilleure personne. Car, parallèlement à ses activités professionnelles, il a accompagné le développement d'Entreprise et Personnel. Ce "réseau associatif d’entreprises consacré à la GRH et au management des hommes et des organisations", comme il est noté sur son site web, est le fer de lance du "management" déshumanisé, cher aux grands groupes qui se retrouvent à peu près tous parmi les adhérents de ce réseau.

 
Au vu de ce sacré pedigree, on peut nourrir toutes les craintes pour le respect du repos dominical.

 

extrait de  http://www.humanite.fr

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 17:12

Le rêve des sociaux démocrates allemands de revenir aux affaires est mort et enterré pour au moins une législature. Angela Merkel a remporté haut la main les élections législatives. Elle vogue vers un troisième mandat. Les socialistes d’outre-Rhin subissent leur deuxième plus mauvais score depuis la guerre. C’est à l’ex-chancelier Gerhard Schroëder que Merkel doit les fondements de sa politique économique installée sur un socle de régressions sociales. La grande masse des électeurs germaniques ne voit donc pas le changement que leur apporterait un chancelier issu du SPD…

 

La victoire d’Angela Merkel prend aussi à contre-pied les socialistes français et François Hollande qui, voilà quelques mois encore, pariaient ouvertement sur la mise à l’écart de la chancelière par leurs camarades. Ainsi, expliquaient-ils, pourrait être créé un nouvel espace d’influence en Europe pour l’Elysée. La sanction de la réalité, d’ailleurs largement prévisible, vient de balayer ce pan de tactique destiné à maquiller le ralliement du chef de l’Etat au Traité austéritaire Sarkozy-Merkel. Sans aucun doute à son corps défendant, François Hollande a été ramené à un rôle de porteur d’eau et de petit télégraphiste pour la droite allemande et son égérie. Voilà, entre autres, où conduisent les reniements du discours du Bourget et de ses connotations anti-libérales !

 

merkel-copie-1.jpg

 

 

 

Forte de son triomphe, Angela Merkel est plus que jamais en situation pour imposer la primauté de ses intérêts nationaux en Europe et ce qui les accompagne : l’austérité pour les peuples et les pleins pouvoirs aux banques et aux fonds d’investissement. L’issue alternative ne pourra venir que des mobilisations sociales européennes et de la montée d’une gauche forte de ses convictions, libre de ses idées et de ses mouvements.

 

Christian AUDOUIN

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 09:36
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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 18:23

La rentrée budgétaire portant annonce des prévisions de dépenses et de recettes de l’Etat pour 2014, a été sonnée par Bercy et Matignon sur des accords majeurs triomphants. Autrement dit, le gouvernement s’est adonné à une grande opération de communication pour calmer et séduire l’opinion. Une de plus! Résumons-la: tout va mieux, madame la Marquise, et tout ira très bien dans l’avenir. A s’en tenir à ces coups de clairon, l’Etat s’apprêterait à pondre un budget de justice sociale et de relance économique. La mer est calme, le capitaine fait des prouesses à la barre, tout le monde peut dormir tranquille...


Ce type de communication est tellement connu, tellement usé, qu’il invite, pour comprendre le dessous des cartes, à retenir l’inverse des affirmations pour se rapprocher de la vérité: s’ils disent ça, c’est qu’ils nous cachent quelque chose...


Et, en effet, au vu des chiffres, le budget 2014 sera avant tout une mise en musique, chiffrée des grands principes des politiques libérales d’austérité:

baisse du coût du travail,

prélèvements fiscaux supplémentaires sur les ménages,  

réduction des dépenses publiques.

 

Au cœur du dispositif, trônent 20 milliards de crédit d’impôt pour les entreprises, venant en diminution des «charges» salariales. Sans aucune condition de créations d’emplois!

Pire: c’est le consommateur populaire qui paiera une partie de l’addition par le biais de nouveaux taux de TVA.

D’autres «gestes» sont annoncés pour le Medef, dont un allégement des cotisations familiales en compensation d’un infime effort pour les retraites.

 

C’est la gauche à l’envers.


Quelques dispositifs sont prévus par le gouvernement en direction des ménages les plus pauvres, comme la réindexation du barème de l’impôt sur l’inflation ou la création d’une décote pour accéder au seuil des revenus non imposables. Mais c’est un effort à la marge qui ne coûtera qu’un milliard à l’Etat. Un cheval, une alouette...


Pas de quoi grimper aux arbres pour fêter un retour à la croissance qui recule sous les pas de cette politique.


Christian AUDOUIN

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