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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 07:10

Le feuilleton des amours coupables entre un président et un grand patron, tient à la fois de la vis sans fin et du tonneau des Danaïdes. De la vis pour ses rebondissements qui tournent en rond. Du tonneau pour les cadeaux sur fonds publics qui ne comblent jamais les attentes du bénéficiaire.
En plus clair : F. Hollande confirme que les 30 milliards, c’est du sérieux, comme aurait dit N. Sarkozy ; de son côté, P. Gattaz joue au partenaire insatisfait. Non seulement il refuse de passer l’anneau des «contreparties», mais il exige maintenant des baisses substantielles d’impôts !
Quant aux dindons de la farce, pas de suspens : ils sont déjà embrochés dans la rôtissoire libérale pour le repas de noces.

 


Saint-Aix

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 07:30

Le service après-vente de la conférence de presse de l’Elysée a été soigneusement mis au point, notamment pour la programmation des participants sur les plateaux TV. Les courroies de transmissions et les réseaux d’influence ont fonctionné à mort. Exemple : aucun débatteur d’origine Front de gauche pour ne pas troubler le breuvage bipolaire droite-PS... C’est beau la République exemplaire !


La réserve n’a pas prévalu pour le FN, avantageusement programmé avec sa « poupée Barbie » Maréchal-Le Pen. Il s’agit là d’un élément de la stratégie élyséenne dite de « triangulation » : investir les thèmes de la droite, promouvoir l’effet division du FN, contenir et tenir la gauche, avec l’idée de mieux s’en tirer aux élections… Cette « triangulation » se terminera… en auto-strangulation !

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 07:20

F inie "l'inversion de la courbe du chômage",

bonjour "la baisse de la pression fiscale" !

 

A chaque intervention de la Saint-Sylvestre sa promesse présidentielle. A la différence de la première, la seconde pourrait avoir des suites et des conséquences. Si peu de chances existent pour que la fiscalité des familles populaires baisse (TVA, CSG...), en revanche, la machine infernale convoquée par le chef de l'Etat, à coup sûr, va tourner à plein régime: encore moins de dépense publique, de financement de la sécu et toujours plus de baisse de charges pour les entreprises. 2014 est, d'ores et déjà,  labellisée "année terrible". L'IFOP n'y va pas par quatre chemins, en observant "que Hollande enfonce le clou de son orientation sociale-libérale".


Heureux homme que Sarkosy : c'est son successeur qui tisse le tapis rouge de son retour à l'Elysée.


Saint-Aix

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 13:56

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 08:18

Sarkozy revient, ou plutôt, certaines complaisances médiatiques laissent entendre qu’il prépare son retour.


Objectif : succéder à François Hollande en 2017. Si tel était le cas le moment venu, la France donnerait au monde une leçon pour tourner en rond sur la piste des politiques libérales…
Il faut admettre que l’ex-président des riches fourmille d’idées. Son coup de génie, nous susurre-t-on, consisterait à enjamber les décombres d’une UMP en capilotade, afin de s’ériger en recours au-dessus de la droite et de la gauche, accompagné d’une écurie électorale, dont l’architecte serait Brice Hortefeux. C’est dire !


Entre un président élu à gauche mais inspiré par les recettes économiques de la droite européenne, et un ancien président de droite qui cherche à faire oublier son étiquette et ses œuvres en vue d’impressionner une frange de l’électorat de l’actuel président, on est embarqué vers les sommets lumineux de la politique !

 

Sauf, évidemment, si un réveil se produit entre temps au cœur de la «gauche d’en bas».

 

 

La chronique de Christian Audouin du 13 décembre 2013
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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 15:23

Il se voyait déjà en haut de l’affiche, saluant son public la veille de l’an neuf, lors de vœux télévisés étincelants des mille feux de son pari réussi. Victoire: la courbe du chômage est en inversion, bonne et heureuse année à tous! Pour de vrai, nous nous apprêtions à partager ce grand moment de communication de François Hollande, juste avant de sauter sur les huîtres et le foie gras pour fêter ça. Mais l’Insee, décidément, n’a aucun sens de la joie collective: l’institut froidement statistique ne trouve rien de mieux à faire que de nous ramener sur terre.


L’Insee n’infirme pas la légère décrue enregistrée en octobre pour la tranche des moins de 25 ans, due à la montée en charge des emplois aidés. C’est déjà ça. Mais il confirme que l’ensemble des catégories des jeunes demandeurs d’emplois, intégrant ceux qui effectuent ça et là des petits boulots, reste en forte hausse. A cela s’ajoute un phénomène qui prend de l’ampleur: «la part des jeunes en emploi est en baisse». En clair, pour l’économiste Philippe Waechter, «certains jeunes ne sont plus nulle part, ni à la recherche d’un emploi ni en emploi mais en désocialisation». On s’en doutait... Parallèlement, l’Insee est catégorique: «la situation s’aggrave pour les plus de 50 ans». Bref, le chômage «reste à un niveau inégalé depuis plus de 15 ans».


On peut parier que le chef de l’Etat saura trouver les mots qui conviennent à un 31 décembre, «le choix de l’effort justement réparti pour redresser l’économie et recréer des emplois... les signes visibles des premières améliorations... la poursuite obstinée du même cap... bla bla bla...» Nous, nous attendrons, sûrement en vain, des propos annonciateurs d’une relégation de l’austérité ravageuse de vie. François, lui, pourra toujours se consoler en chantant:


«Si tout a raté pour moi, ce n’est pas ma faute


mais celle du public qui n’a rien compris».

 


Christian AUDOUIN publié dans l'Echo du 9/12/2013
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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 13:40

Quand les responsables de l’Etat cèdent aux pressions des bonnets rouges, ils n'opèrent pas de virage politique. Les chefs d’entreprise bretons ne réclament pas, en effet, moins de libéralisme. Ils demandent des baisses de charges et de taxes. En cédant sur l’Ecotaxe, l’Elysée et Matignon se privent, certes, de recettes fiscales, mais ils ne tournent pas pour autant le dos à leurs orientations politiques. Au contraire : la diminution du «coût du travail» figure parmi les objectifs gouvernementaux essentiels, censés favoriser les créations d’emplois ; même si ce dogme appliqué en France et en Europe s’est révélé contre-productif depuis longtemps…

 

Céder sur l’augmentation de la TVA implique, en revanche, que François Hollande et Jean-Marc Ayrault commencent à changer de cap. Les recettes programmées par les hausses de TVA sont destinées à compenser, aux côtés du reflux des dépenses publiques, le cadeau de 20 milliards octroyé aux entreprises et à leurs actionnaires. La grande manifestation d’hier pour le statu quo sur la TVA et pour la justice sociale et fiscale, est l’œuvre des formations du Front de Gauche. Les dirigeants socialistes sont donc clairement confrontés, dans ce cas, à une contestation de leurs choix et à l’exigence d’un virage à gauche! C’est autrement plus sérieux pour eux que les manifestations des bonnets rouges ou bleus.

 

D’où leur malaise et leur recours aux faux compteurs du ministère de l’Intérieur. D’où l’impact profond des mobilisations présentes et à venir du Front de gauche. De ce côté là, on sonne l’heure du changement.

 

Christian AUDOUIN dans l'edito de l'Echo du 2 décembre 2013

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 15:24
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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 10:28

Les députés du Front de Gauche voient un "effet d'annonce" de Jean-Marc Ayrault sur une prochaine réforme fiscale, destiné selon eux à "éviter la multiplication des bonnets de toutes les couleurs", plutôt qu'une volonté de "réellement changer d'architecture fiscale".


"On ne voudrait pas que ce soit du trompe-l'oeil", a déclaré mardi en conférence de presse le député du Cher Nicolas Sansu, à l'issue de la réunion de son groupe. "Entre le principe de ne pas toucher à la TVA et celui de continuer les économies jusqu'à la fin du quinquennat, le cadre est déjà fixé et, en gros, on ne va pas changer grand-chose", a-t-il pronostiqué.


Le chef de file des députés Front de gauche, André Chassaigne, a aussi dépeint un gouvernement qui tel un "bateau ivre" ne cesse de "changer de pied", déclarant un jour qu'il n'y aura pas de "grand soir fiscal" et le lendemain en annonçant un. De plus, le député du Puy-de-Dôme s'est étonné de la méthode que compte employer Jean-Marc Ayrault d'un "dialogue" avec les partenaires sociaux. "Où va-t-on? Il est question du fonctionnement de notre démocratie: la fiscalité se décide au Parlement", a-t-il lancé.


Le Front de Gauche prône un "changement de cap" et veut être "la gauche qui ne renonce pas et qui ne divise pas".

 

publié dans l'Humanité.fr

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 18:49

Les communistes de la Haute Assemblée préviennent

qu’ils voteront contre le PLFSS.


L’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) vient de débuter au Sénat et devrait s’achever dès la fin de la semaine. Pas de temps à perdre donc pour les sénateurs du groupe Communiste, républicain et citoyen (CRC) pour faire entendre les raisons de leur opposition. « Nous dénonçons une insuffisance de financement qui va nous conduire à voter contre le PLFSS », a annoncé Dominique Watrin, hier lors d’une conférence de presse. « Ce projet de loi est écrit à l’encre de l’austérité et sous la dictée des injonctions de la Commission européenne, a-t-il poursuivi. Il s’inscrit plus dans une démarche comptable de réduction des déficits que de réponse aux besoins de santé et de protection sociale. » Une logique, dont les « assurés sociaux » feront les « frais » et qui « se traduit dans l’ensemble des branches », a affirmé l’élu du Pas-de-Calais.


« L’injustice est notable concernant la compensation de l’augmentation de la cotisation patronale sur les retraites par une baisse de la cotisation famille. C’est un pas de plus vers la fiscalisation de la branche », regrette Isabelle Pasquet. « Pour l’hôpital, c’est une saignée insupportable de 440 millions d’euros », dénonce Laurence Cohen. Leurs amendements ayant été rejetés en commission, les sénateurs CRC n’ont que peu d’illusions sur le sort qui leur sera réservé en séance publique. Leur vote contre la première partie du texte (les recettes) pourrait induire son rejet et stopper l’examen du projet. Le gouvernement en portera, selon eux, la « responsabilité » : « Si certains de nos amendements sont adoptés, les choses pourront être appréciées différemment », a prévenu Annie David. Parmi ceux-ci, des propositions alternatives « qui ne sont pas entendues » : « L’augmentation de 5 % des cotisations assises sur le capital, la modulation des cotisations patronales », selon la politique d’embauche et de salaires, a énuméré Dominique Watrin.

 


Julia Hamlaoui

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