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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 00:28

 

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1. Partager les richesses et abolir l’insécurité sociale

 

 

La France n'a jamais été aussi riche mais ces richesses n'ont jamais été aussi mal partagées. Notre priorité absolue : éradiquer la pauvreté, la précarité et relancer l'économie par le partage.

 

  • Interdire les licenciements boursiers et rétablir le CDI à temps plein comme norme du contrat de travail.


  • Porter le SMIC à 1 700 euros net par mois pour 35 heures et instaurer un écart maximum de salaire de 1 à 20 pour toutes les entreprises.


  • Rétablir le droit à la retraite à 60 ans à taux plein, augmenter les minimas sociaux et créer une allocation jeunesse d'autonomie.


  • Adopter un pacte de défense et de développement de nouveaux services publics (santé, logement, petite enfance...).

 

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2. Reprendre le pouvoir aux banques et aux marchés financiers

 


Le temps est venu de reprendre le pouvoir sur nos vies, et pour cela, nous voulons demain un gouvernement qui combattra le diktat financier des banques et des marchés.


  • Changer les missions de la banque centrale européenne pour une politique monétaire en faveur de l'emploi et du développement des services publics.


  • Mettre sous tutelle les banques qui spéculent et créer d'un pôle public financier permettant de réorienter les critères du crédit vers la production utile, l'emploi, l'innovation et la révolution écologique.


  • Abolir les privilèges fiscaux, notamment les 30 milliards d'euro d'exonération des entreprises et taxer les revenus capital au même niveau que ceux du travail.

 

 

suite demain

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 00:55

dernière partie de cet article.

 


En ce qui concerne les licenciements collectifs, on voit de plus en plus d’entreprises partir à la dérive. Que comptez-vous faire ?

 


Jean-Luc Mélenchon. Pour lutter contre les licenciements collectifs, il faut «arrêter l’hémorragie» et pour cela des outils politiques existent et sont à mettre en place d’urgence : interdiction des licenciements boursiers, droit de veto dans les CE pour la représentation ouvrière, droit de préemption des ouvriers sous forme de coopérative. Dans un second temps, d’autres mesures urgentes sont à prendre : la réquisition, la sanction et punition des traîtres à leur pays car on trouve toujours normal de courir après les voleurs de mobylettes… mais moi je trouve normal de punir aussi les tricheurs et fraudeurs en col blanc.

 

 

Parlez-nous de votre projet de régularisation des sans-papiers ?


 

Jean-Luc Mélenchon. Pour nous, la régularisation des travailleurs sans papiers est une mesure antidumping social et une mesure humainement juste. On ne peut pas laisser vivre les gens dans la peur. Notons qu’avec les réformes de Sarkozy, on a transformé une partie des gens qui avaient des papiers en sans-papiers. Nous mettons au défi quiconque de nous dire comment on procède à l’expulsion immédiate de tous les clandestins. Aujourd’hui, 25 000 clandestins sont expulsés par an, or on suppose qu’il y en a 250 000. C’est-à-dire que pendant les dix prochaines années nous allons continuer à courir les portes des écoles pour capturer les gens ?


 

Pourquoi, dans votre programme, les étrangers n’ont le droit de vote qu’aux élections locales ?

 


Jean-Luc Mélenchon. Le droit du sol, la naturalisation et l’acquisition de la nationalité sont des mesures dont le Front de gauche est partisan. Le droit du sol existe depuis François Ier mais c’est redevenu apparemment très nouveau. L’histoire nous apprend que les mêmes tantôt réquisitionnent tout le monde parce qu’il y a des guerres qui arrivent, tantôt veulent jeter tout le monde dehors parce que nous avons été battus ou parce qu’il y a des difficultés extérieures.

 

Le mot «français» m’ennuie un peu parce qu’il donne une définition ethnique de la nation française. Je considère que ce qui décrit la nationalité française c’est la citoyenneté. La thèse qui l’emporte entre toutes celles qui s’affrontent au sein de notre coalition, c’est la citoyenneté locale. Une fois que l’on aura fait cela, la suite sera plus simple.

 

Une grosse bêtise a été dite : Guéant a affirmé que, s’il y avait la citoyenneté locale, les communautés exigeraient tel ou tel type de nourriture. C’est stupide. Il y a déjà 500 000 compatriotes juifs, dont certains mangent casher, et l’islam est la deuxième religion des Français. Une réponse existe depuis 1905, c’est la laïcité.

 

 

Qu’est-ce que vous 
comptez faire à propos d’Hadopi ?

 

Jean-Luc Mélenchon. Nous n’acceptons pas Hadopi. Il y a une violence, une commission peut s’introduire dans votre ordinateur, on peut vous sanctionner sans juge au départ et le budget de tout cela est considérable. Ils vous coupent, mais ils ne vous privent pas seulement d’accéder à de la musique ou de la littérature, ils vous privent également du fait d’accéder à votre compte d’impôt, compte bancaire, de pouvoir recevoir les relances de Pôle emploi : c’est une violation d’une dizaine de droits dont vous êtes privés.

 

Les droits d’auteur sont une invention de la République. La diffusion gratuite pose donc un aussi problème. Mais, dans le cadre du régime de la propriété privée de la rémunération de la création, on peut se demander si on accepte la rémunération des créateurs par le paiement à l’acte et le paiement sans limite. Je suis d’accord pour respecter le droit d’auteur. Une réponse a été trouvée : la licence globale. Une autre est possible ? Parlons-en ! Mais la propriété privée n’est pas tout ! Nous avons donc envisagé de mettre à contribution les fournisseurs. Nous avons imaginé un pôle public de routage. J’aimerais aussi des mesures qui singularisent la France, comme la TVA à 0% pour les livres, plutôt que la TVA à 5% sur la restauration, qui a coûté 3 milliards, c’est-à-dire six fois ce que rapportent les économies liées à la RGPP (suppression du nombre de fonctionnaires).

 

 

 

planification écologique : pourquoi ?

 

Jean-Luc Mélenchon définit la planification écologique comme une «réorientation de la demande en fonction de nos besoins». Selon son programme, cette politique «permettra de préciser les orientations et les investissements publics nécessaires pour enclencher une transition écologique et promouvoir un développement humain durable, créateur d’emplois et facteur d’égalité sociale». Elle s’appuiera sur «un plan écologique débattu et voté au Parlement, assorti d’une loi de programmation financière». «La finalité est écologique, la méthode est la planification : l’organisation et la prévision, l’introduction du long terme là où la finance privilégie le court terme.»

 


 


extrait tiré du site l'Humanité.fr du 12 mars 2012

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 16:37

L’annonce de 8000 licenciements chez Peugeot et de la fermeture du site d’Aulnay-sous-Bois est une véritable déclaration de guerre aux salariés.

 

Ceux-ci avaient dénoncé la stratégie du groupe l’été dernier. Personne ne les a crus dans les arcanes du pouvoir, à moins que celui-ci n’ait conseillé aux dirigeants de Peugeot de cacher la décision jusqu’à la présidentielle. La trahison serait donc à tous les étages et la réaction syndicale, qui promet des journées difficiles aux dirigeants peu scrupuleux, pourrait être le point de départ d’une prise de conscience politique sur l’ensemble du territoire alors que de conférence en discussion, le gouvernement a su calmer les ardeurs des plus virulents. Cette annonce de PSA remet au premier plan des idées du Front de gauche portées par Jean-Luc Mélenchon pendant la campagne présidentielle: une loi d’urgence proclamant un droit de veto des représentants syndicaux dans les comités d’entreprise et l’interdiction immédiate des licenciements boursiers.

 

Qui peut aujourd’hui affirmer qu’un gouvernement, aussi socialiste soit-il, a les moyens de faire fléchir les dirigeants de Peugeot? Sans une loi contraignante, comment peut-il, à l’heure où il s’apprête à s’aligner sur les exigences européennes en termes de budget et de règle d’or, combattre les partisans du sacrifice des salariés sur l’autel de la rentabilité et du profit? Sans doute faut-il ici ou là réorganiser certaines entreprises, notamment celles où les choix stratégiques des dirigeants ont conduit dans l’impasse.

 

Mais on apprenait également hier que Sanofi préparait un vaste plan de licenciements. Il y aurait donc des PSA un peu partout en France. S’il faut soigner Peugeot, il faut déjà anticiper sur des centaines d’entreprises en sursis. Cela passe par la réindustrialisation du pays et la croissance.

 

Thierry SPRIET

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 00:34

deuxième partie de cet article

 

 

 

 

Que pensez-vous du soutien de Robert Hue à Francois Hollande ?

 

Jean-Luc Mélenchon. Je trouve cela désolant. Cela fait beaucoup de peine à de nombreux communistes.

 

 

Est-ce que vous avez 
un problème avec les femmes ? Durant votre 
débat avec Mme Le Pen, 
auriez-vous été aussi 
courtois si le candidat 
avait été un homme ?

 

Jean-Luc Mélenchon. Vous êtes un peu comme Monsieur Le Pen, vous pensez qu’une femme n’est pas capable de se défendre toute seule ? Ce soir-là, je n’ai pas polémiqué avec une femme, j’ai polémiqué avec le chef du Front national. Si j’étais tombé sur une buse masculine, j’aurais agi de la même façon. D’ailleurs, à la distribution des prix, le père en a pris autant que la fille.

 

Je suis le seul homme qui copréside un parti avec une femme. Le Front de gauche est la seule structure politique strictement paritaire. Ses huit porte-parole sont quatre hommes et quatre femmes. Je pense que nous sommes le front du féminisme. Cela ne veut pas dire que les autres ne le sont pas, mais ils ont beaucoup de progrès à faire pour être aussi féministe que le Front de gauche.

 

Quand on demande qui est favorable à la création d’un ministère du Droit des femmes, tout le monde répond oui avec enthousiasme. Quand je demande qui est favorable au Smic à 1 700 euros, on me répond que cela n’a rien à voir. Je leur réponds que 80% des smicards sont des smicardes. Voilà un droit des femmes concret. Le droit à un salaire décent. De la même façon, 85% des précaires sont des femmes. Avec ces propositions, où sont passés les enthousiastes ?

 

Jean Michel Aphatie, qui travaille pour RMC et le Grand Journal, a vu dans l’utilisation du terme «démente» la preuve de ma misogynie. Eh bien, je suis au regret de dire qu’il y a des déments et des démentes. La névrose obsessionnelle xénophobe de Mme Le Pen est un grave déséquilibre et je la plains beaucoup. Elle a besoin d’être secourue : ce n’est pas normal d’être à ce point anxieux des étrangers. Ce n’est pas normal d’avoir peur de ce qui se trouve dans son assiette et de voir de l’islam ou du judaïsme dissimulé dans un bifteck.

 

 

Quelle est la stratégie du Front de gauche pour convaincre les citoyens issus des banlieues ? Qu’est-ce qui vous différencie du Front national ?

 

Jean-Luc Mélenchon. Le Front de gauche a l’avantage sur le Front national d’être réellement dans les banlieues. J’ai passé vingt ans dans une banlieue. Mme Le Pen, elle, a passé l’essentiel de sa vie dans un palais payé par son père. Nous parlons aux banlieues comme nous parlons à tous les êtres humains. Nous n’acceptons pas la territorialisation de l’existence humaine. Les politiques des banlieues sont toutes des questions transversales. Dans une banlieue on a besoin d’écoles, d’instituteurs, de centres de santé, ce sont des questions de dépenses publiques.

 

Beaucoup de gens confondent la banlieue avec les quatre ou cinq loustics que tout le monde voit. Ceux qui portent des cagoules et ont des battes de base-ball. Ceux-là sont des bouffons. On n’a rien à leur dire. Nous pensons à tous les autres qui veulent vivre dignement de leur travail. Nous pensons à ceux «qui ont les boules» parce que leurs familles se sont sacrifiées pour qu’ils fassent des études, qu’ils ont un diplôme mais qu’ils ne trouvent pas de travail parce qu’ils n’ont pas la bonne adresse. Comment pouvons-nous régler ces problèmes ? D’abord idéologiquement, en menant la guerre politique.

 

Ensuite, on fait des problèmes entre Françoise et Yasmina aussi longtemps qu’il n’y a qu’un emploi pour deux. Mais quand il y a trois emplois pour deux, il n’y a plus de problème, on prend tout le monde. J’ai connu cette situation en 2001, en Loire-Atlantique, sur le chantier naval de Saint-Nazaire. À ce moment-là, nous avions 2,5% de croissance. Les patrons allaient à la porte des chantiers se disputer les ouvriers. Voilà comment nous réglerons le problème. Si nous relançons l’activité, bien des discriminations voleront en éclats. La solution à la plupart de nos problèmes se résume en un seul mot : le fric. Du fric, il y en a.

 

 

Dans votre programme, vous évoquez le droit à la ville, vous souhaitez restaurer la mixité sociale. Quels instruments soutiendront cette démarche ?

 

Jean-Luc Mélenchon. Pour avoir dessiné un quartier à Massy, c’est quelque chose que je connais : mélanger les gens, ça tient. Vous mettez les riches ensemble, c’est mortel, on s’ennuie à mourir. Ils mettent des digicodes partout, ils sont barricadés chez eux en montant des murs avec des barbelés dessus, ils se payent des vigiles. Personne ne veut vivre dans le 6e ou le 7e arrondissement. Moi j’habite dans le 10e, un arrondissement normal, les gens sont de toutes les couleurs, c’est sympa, c’est vivant.

 

Si vous mettez tous les pauvres ensemble, c’est le même scénario : il n’y a que de la misère à partager. Donc, vous commencez à voir des gens qui tiennent les murs, à voir toute la détresse psychologique qui ressort de la misère sociale. Par exemple, en Nouvelle-Calédonie, il y a les Kanak d’un côté et les caldoches de l’autre. Personne ne se mélange, résultat, c’est la pelée depuis un siècle et demi. Donc, le principe de mixité sociale, c’est un principe de vie. Si quelqu’un est capable de me décrire une autre forme de bonheur, j’attends qu’il me la raconte. Est-ce qu’on peut influer sur la mixité sociale d’un quartier par une politique volontariste ? La réponse est oui.

 


demain dernière partie de cet article.

 


extrait tiré  du site l'Humanité.fr du 12 mars 2012

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 13:04

 

Fairouz Guedouar, 23 ans, Ludovic Berton, 21 ans ,Cassandre Clairbout, 21 ans, Alessandra Vitulo, 23ans, Marta Silva, 24 ans, Gabriel Joignant, 22 ans, Anastasia Tymen, 22 ans, Ludovic Teysseire, 19 ans, Julien Puchercos, 22 ans

 

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Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle, nous a reçus à son QG, aux Lilas, pour partager son projet politique. Au moment où sa campagne décolle, il a saisi l’occasion de notre rencontre pour faire passer à la jeunesse un message d’optimisme.


 

Pourquoi ne consacrez-vous pas plus de place à l’écologie dans la campagne ?

 


Jean-Luc Mélenchon. L’écologie occupe chez nous une place qu’elle n’a jamais occupée dans aucun programme de la gauche traditionnelle. Vérifiez : le programme économique du Front de gauche est construit autour du concept de planification écologique. Il y a une intuition du communisme qui est vérifiée par l’écologie politique, à savoir qu’il existe un bien commun de l’humanité. Si nous réfléchissons seulement à ce qui est bon pour nous, nous allons juxtaposer les corporatismes, mais si nous réfléchissons à ce qui est bon pour tous, alors nous avons une chance de mettre la main sur une solution efficace. C’est cela qui fonde la République : la chose commune, ce qui est bon pour tous. Ainsi l’écologie politique est le paradigme refondateur du communisme, du socialisme, de l’universalisme humaniste. Nous portons ses idées parce que nous sommes les porte-parole de la classe sociale qui, par ses conditions matérielles d’existence, n’a pas d’intérêt particulier qui ne soit l’intérêt général.


 

Vous annoncez un référendum sur le nucléaire, quelle est la stratégie du Front de gauche ?

 

Jean-Luc Mélenchon. Pourquoi devons nous le faire ? Parce que depuis la privatisation les prix de l’énergie électrique se sont envolés (presque 30% d’augmentation). Or, nous préférons une baisse des prix à la consommation fondée sur la baisse du prix de l’énergie plutôt que celle des salaires. Nous envisageons donc de constituer un pôle public afin de faire sortir du marché ce qui ne peut pas être raisonnablement conçu comme un bien dépendant de la loi de l’offre et de la demande. En pratique, nous pouvons proposer un vote sur la nationalisation. Nous pouvons aussi convoquer les représentants de l’État au sein des conseils d’administration des entreprises privatisées (EDF, GDF Suez…) et leur donner une consigne : cette année, on ne distribue pas de dividendes. L’année prochaine non plus, l’année d’après non plus. C’est-à-dire que pendant les cinq ans du mandat il n’y aura pas de dividendes. Que se produit-il normalement ? Ceux qui ont mis de l’argent privé là-dedans s’en vont. Parce qu’ils ont placé de l’argent non par idéologie ou parce qu’ils s’intéressent à l’énergie, mais parce que ça rapporte. Donc ils s’en vont, et les cours baissent : c’est le bon moment pour nationaliser. Voilà la façon dont je m’y prendrai. Mais j’ai d’autres astuces dans ma botte…


 

Comme certains le disent, êtes-vous un rabatteur de voix pour François Hollande ?

 

Jean-Luc Mélenchon. Ce sont les socialistes et l’extrême droite qui mettent cette idée en circulation, mais personne n’est le rabatteur de personne. Le Front de gauche est une force nouvelle qui se construit dans une bataille commune dont l’objectif est de concourir au succès de la révolution citoyenne qui est inéluctable dans notre pays. Nous sommes dirigés par une élite politique subjuguée par des situations qu’elle ne maîtrise plus parce qu’elle est incapable de penser au futur. C’est le PMU politicien auquel continuent à croire les belles personnes de notre pays, les médiacrates et les caciques politiques. Ils ne se rendent pas compte du gouffre qui s’est ouvert sous leurs pieds. Pour le reste, que le meilleur l’emporte ! Ce qui ne sera pas fait maintenant devra être fait après de toute façon. Car il n’y a pas de Monsieur et Madame «plus» au Front de gauche. Nous nous basons sur la vie des gens. Il n’y a pas un petit peu Hollande et un peu petit peu plus avec Mélenchon. Non, il y a un grand mieux avec Mélenchon et le Front de Gauche et rien avec Hollande.

 

 

demain suite de cet article.


extrait tiré  du site l'Humanité.fr du 12 mars 2012

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 07:57

« un discours anti-social qui le condamne à perdre »

 

Dimanche après-midi à Villepinte, Nicolas Sarkozy a ignoré les grandes urgences sociales du pays : logement, salaires, emploi et école n'ont pas une seule fois été évoqués. Et quand le chef de l'État a parlé du social, c'est pour fustiger les chômeurs, les immigrés et les syndicats. Il a même réussi le tour de force de faire huer les chômeurs, alors que ce sont des travailleurs victimes des politiques de licenciements.


Quand à l'Europe, ce fut du grand art ! Il a purement menti sur toute la ligne. Nicolas Sarkozy promet une Europe protectrice, alors que le 1er mars, il a signé un nouveau traité européen qui livre l'ensemble des salariés européens aux règles des marchés, de l'austérité et de la mise en concurrence sous domination allemande. Sur ce traité, il ne s'est d'ailleurs pas expliqué une seule fois, préférant là aussi montrer du doigt les immigrés.


On nous avait promis une relance de la campagne de Nicolas Sarkozy, du neuf. C'est en réalité la poursuite de la campagne ultra-droitère dont les Français ne veulent plus.


Ce discours anti-social ne relance pas Nicolas Sarkozy, il le condamne à perdre.

 

 

écrit de Pierre Laurent secrétaire national du PCF

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 07:09

Une campagne jugée pas intéressante


Dimanche 4 et lundi 5 mars.


"Dé-dra-ma-ti-ser" ! Voilà le mot d'ordre des dirigeants européens réunis en fin de semaine dernière pour un sommet à Bruxelles, souligne Le Point.


Le correspondant de Libération cite de son côté Nicolas Sarkozy sortant de cette réunion: "Je crois qu'on est en train de tourner la page de la crise financière" qui ravage la zone euro.


Bref, le message lancé par les Vingt-Sept depuis Bruxelles est simple: cela irait mieux. Et cela irait mieux grâce aux mesures de super-austérité décidées par l'Europe. Selon le président de la République, les dirigeants européens auraient " mis en place tous les instruments (...) de résolution de la crise: le Mécanisme européen de Stabilité et le Traité sur la gouvernance".

 

"C'était déjà ce qui avait été dit lors de l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne, en 2008", note l'Humanité face à ces discours d'autosatisfaction. Plusieurs quotidiens remarquent d'ailleurs que l'optimisme de façade des dirigeants européens s'accompagne de réserves.

 

"Nous ne sommes pas encore dans une situation normale" met en garde Angela Merkel. En outre, " les Vingt-Sept ont quelques difficultés à trouver des solutions communes pour relancer la croissance", souligne Libération.

 

L'Humanité relève que les chefs d'Etat et de gouvernement veulent se "pencher sur la relance de la croissance" mais "sans moyens".

 

Pire, Le Point rapporte que "deux nouvelles (...) ont quelque peu perturbé l'objectif de bonne humeur affiché. L'Espagnol Mariano Rajoy avait dans sa malette des chiffres peu réjouissants: un déficit de 8,5% en 2011 et des difficultés à descendre à 4,4%. Il espérait convaincre ses partenaires de lui donner du temps pour revenir dans les clous de Maastricht". Bruxelles lui a dit "non". 

"La relance attendra" en conclut Le Point, ce qui souligne l'état d'esprit des dirigeants européens: obsession de la dette.

 

Or, il y a urgence à remettre en route la machine économique en Europe si l'on ne veut pas retomber dans la spirale infernale recession-creusement de la dette. Déjà, les statistiques européennes (dixit Le Monde) "laissent augurer la possibilité d'un deuxième épisode de récession en 3 ans (...) au premier trimestre 2012".

 

extrait du quotidien l'Echo du samedi 10 mars 2012

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 07:06

"attaque contre les libertés syndicales"

 

Pour protester contre la proposition de Nicolas Sarkozy d'organiser un référendum anti-chômeurs, les organisations de chômeurs ont envahi symboliquement le Fouquet's. Lors de cette manifestation pacifique, 70 militants ont été arrêtés et accusés de « vols de petites cuillères » (sic) pour lesquels ils risquent d'être poursuivis. Aux cotés de leurs organisations (APEIS, AC et MNCP), je dénonce cette atteinte au droit à manifester ainsi qu'une nouvelle attaque contre les libertés syndicales. Je veux dire mon adhésion totale à leur combat contre ce référendum scandaleux et démagogique. Les manifestants doivent être libérés immédiatement du commissariat du 18eme arrondissement où ils sont actuellement retenus.

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article provenant du site du Parti Communiste Français: http://www.pcf.fr

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 09:30

Episode 2:

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 00:07

Grâce aux luttes des mouvements féministes, des lois ont été votées et ont permis de faire progresser les droits des femmes favorisant des avancées pour la société toute entière. Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy et son gouvernement se livrent à une course de vitesse pour démolir tous les acquis. Il veut faire passer en force un nouveau traité européen permettant de faire voler en éclat le code du travail, d’empêcher les peuples de dire leurs mots. Partout, l’austérité est prônée comme remède à la crise alors qu’elle en est la cause. Et les femmes en sont les premières victimes.

Partout, le patronat utilise le travail féminin comme une sorte de laboratoire d’expérimentation pour généraliser précarité et flexibilité à l’ensemble du monde du travail. Si les femmes sont en première ligne des attaques, elles le sont aussi dans les luttes : ouvrières de Lejaby contre la fermeture de leur entreprise, salariées de ED à Créteil ou de DIA en Isère contre le travail dominical…

Les communistes veulent, avec le Front de gauche, révolutionner les pratiques d’un autre âge qui considèrent les femmes comme des subordonnées.

        * L’égalité professionnelle et salariale doit devenir effective.

       * Il est urgent d’obtenir le maintien, le développement et l’amélioration des services publics. La casse de la santé avec son lot de fermetures de services hospitaliers, de maternités, de centres d’IVG doit être stoppée en urgence, la loi HPST abolie et les ARS supprimées.

      * Il faut débarrasser la société de ce fléau que constituent les violences faites aux femmes.

   Les femmes/citoyennes doivent faire irruption sur le devant de la scène.         Or, force est de constater qu’on en est encore loin, 70 ans après la conquête le droit de vote.A 45 jours de la présidentielle, il faut donner force à des élu-es déterminé-es à résister à la droite pour développer des politiques émancipatrices ancrées dans les mobilisations sociales.


Les candidates et les candidats du Front de Gauche aux législatives, tout comme Jean Luc Mélenchon, ont à cœur de porter avec détermination les revendications des étudiantes, des salariées, des retraitées, des chômeuses, des femmes au foyer, afin de libérer la société de la domination sexiste qui aggrave les inégalités et l’injustice sociale.


Par votre vote- action à la présidentielle, tout comme aux législatives, vous pouvez changer le quotidien de millions de femmes.

 

texte provenant du site www.pcf.fr

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