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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 14:13

Dans ses cauchemars les plus sombres, dans ses calculs les plus sévères, le gouvernement n’avait pas imaginé le nombre incroyable de cadavres dans les placards du gouvernement Fillon. Ce que l’on a coutume d’appeler «héritage» avait, parmi les vices cachés, une montagne de sociétés priées d’attendre les élections et l’approche des vacances pour licencier. PSA en est l’un des très bons exemples. Mais il y a aussi Sanofi, Carrefour et maintenant Alcatel, sans oublier des centaines de petites entreprises contraintes de fermer la boutique.


Quand on arrive aux affaires, on se doit de tout prendre et de faire face à la situation. Le doute aujourd’hui porte sur la méthode du gouvernement Ayrault. Personne ne lui fera le procès de dialoguer avec l’ensemble des partenaires sociaux. Ce bon point ne doit cependant pas cacher l’urgence de la situation et les chiffres du chômage doivent agir comme un ultime signal d’alerte avant une possible explosion sociale à la rentrée de septembre.


En juin, nous culminions à 2,945 millions demandeurs d’emplois, soit une hausse de 7,8 % en un an. En incluant les personnes exerçant une activité réduite, ce sont 4,395 millions de Français qui étaient à la recherche d’un travail. Un record ! Pire, tous les analystes annoncent que la situation va encore se dégrader.


Chacun sait qu’il n’y a qu’un pas entre le chômage et le basculement vers la pauvreté. Les «contrats de génération», les «emplois d’avenir», les «80 000 emplois aidés» permettront à certains de garder la tête hors de l’eau. Mais cela semble peu de choses au regard de tous ceux qui seront entraînés par le fond, emportés par la déferlante de licenciements.


Le gouvernement devra devancer la colère qui couve en prenant des initiatives qui iront dans le sens des salariés.


Thierry Spriet

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 20:30

 

aulnay.jpgLe CCE de PSA a permis, grâce à la mobilisation des salariés et à l'unanimité des syndicats, de bloquer le déclenchement du plan de licenciements.


Un expert est nommé, du temps est gagné mais les intentions de la direction n'ont pas varié d'un iota. C'est maintenant la mobilisation qui pourra faire reculer la direction. Le point marqué ce matin doit être mis à profit pour faire la clarté sur les mensonges des actionnaires.


Malheureusement, dans ce moment décisif, les salariés n'ont pas pu compter sur l'appui du gouvernement. Le plan d'aide d'Arnaud Montebourg aux voitures électriques et hybrides est à côté du problème posé. Il élude la question qui fâche : les garanties d'une pérennisation de la production automobile et de ses investissements en France. Le bavardage de Michel Sapin sur le dialogue social n'était en rien à la mesure de la gravité des décision de PSA.


Le PCF renouvelle son soutien aux salariés de PSA et de toute la filière automobile. Il exige un moratoire sur les restructurations engagées et amplifiera son combat pour des mesures anti licenciements réelles, de nouveaux droits pour les salariés et une stratégie industrielle globale.


Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 07:18

Le ministre du Redressement productif a bombé le torse et montré ses muscles dans le bras de fer qui l’oppose à PSA. Personne ne peut lui en faire reproche tant la décision du groupe de fermer l’usine d’Aulnay est inique, notamment au regard des dividendes qui ont été distribués aux actionnaires il y a à peine un an.


Arnaud Montebourg devrait également, après l’avoir habillé pour l’hiver, recevoir l’actionnaire principal de Peugeot pour lui signifier son mécontentement. La rencontre est fixée au 26 juillet, date à laquelle le patron de PSA, Philippe Varin, sera auditionné par les commissions des Affaires économiques de l’Assemblée nationale et du Sénat. Dans la politique gouvernementale basée sur le dialogue, il se pourrait que finalement, ce soit le responsable de PSA qui mène le débat !


Peugeot pourra continuer à augmenter sa production en Slovaquie où l’impôt sur les sociétés est nul, après avoir bénéficié en France des aides publiques. Le gouvernement aura quelques difficultés à lui faire une remontrance en ce domaine puisque Renault, où l’état est actionnaire, produit ses petites voitures en Slovénie, pour les mêmes raisons.


La seule manière d’avancer sur le dossier PSA et d’anticiper sur les autres, c’est, comme le proposent les députés du Front de Gauche, d’interdire à une entreprise ayant distribué des dividendes dans au moins une des deux dernières années de procéder à des licenciements économiques. C’est aussi obliger les sociétés qui bénéficient d’aides publiques, à ne pas réaliser de licenciements boursiers.


L’ampleur de la crise, l’irrespect envers les salariés qui paient les conséquences des décisions des dirigeants d’entreprise l’imposent.


Cela demande sans doute du courage politique, mais il y a urgence.


Thierry Spriet

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 07:47

François Hollande se retrouve à la manœuvre sur plusieurs fronts. Le Traité budgétaire européen n’est pas le moindre d’entre eux puisqu’il conditionne l’évolution de tous les autres.


Concocté par Sarkozy et Merkel, il prévoit d’imposer aux Etats membres une règle intangible d’équilibre budgétaire, dont le non-respect vaudrait aux récalcitrants de lourdes sanctions financières de la part de la commission de Bruxelles dotée, pour ce faire, de pleins pouvoirs supranationaux. C’est la fameuse «règle d’or» équivalant à priver les Etats et leur gouvernement de toute marge de manœuvre financière au profit du carcan «austéritaire» pour les peuples.


Le président français, contrairement à ses engagements électoraux, prépare l’adoption française du traité sans modification de son contenu. Il a récemment saisi le Conseil constitutionnel, appelé à se prononcer sur la constitutionnalité du texte : celui-ci doit-il ou pas entraîner une modification de la loi fondamentale nationale ? Les «sages» pourraient considérer à juste titre que la perte de souveraineté budgétaire ainsi imposée, porte atteinte au principe d’autonomie nationale de gestion garanti par la constitution française. Dans ce cas, une refonte constitutionnelle s’avérerait nécessaire... C’est dire l’envergure des conséquences que recèle le dispositif Sarkozy-Merkel !


François Hollande tente de biaiser en évoquant le recours à une loi organique qui, selon lui, permettrait d’éviter de graver dans le marbre le désastreux traité. Il espère ainsi, notamment, amadouer quelque peu les opposants dans le camp de gauche, y compris au sein du PS. Mais la marche reste haute pour lui : son ralliement au texte européen contrecarre radicalement ses phrases contre l’austérité et pour la croissance. Par ailleurs, il le conduit vers un vote commun UMP-PS au Parlement.


Le parti de l’ex-président se pourlèche déjà bruyamment les babines dans la perspective de ce triomphe «posthume» de Sarkozy. La marche est d’autant plus haute pour François Hollande que la facture politique de son refus de consulter les citoyens par référendum, s’annonce salée.


Christian AUDOUIN

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 07:13

La présidentielle est désormais loin derrière nous. La bataille avait été rude, mais le peuple de gauche avait démontré qu’il avait toujours envie de se battre pour une vie plus juste. Jean-Luc Mélenchon avait notamment porté les idées du programme intitulé «L’humain d’abord» avec tout le talent que même ses plus farouches adversaires lui ont reconnu. Finalement Sarkozy fut renvoyé et François Hollande a été élu...


Tout cela n’est donc que de l’histoire ancienne, mais la réalité économique a pris du volume en terme de crise avec sa cohorte de malheurs : licenciements, délocalisations, faillites... Rien n’aurait donc réellement changé et le gouvernement tente de colmater les brèches par le dialogue et la négociation.


La méthode Ayrault est sans doute la meilleure pour peu qu’il ait en face de lui des gens responsables et ouverts. Hélas, hier, avant même de rencontrer les ministres concernés, le président de Peugeot a annoncé qu’il n’y avait pas de meilleures solutions que la fermeture de l’usine d’Aulnay.


Devant cette porte fermée à double tour, il sera difficile de convaincre l’industriel. A moins que l’Assemblée nationale n’entende les députés du Front de gauche qui vont déposer une proposition de loi sur l’interdiction des licenciements boursiers. Ce serait un premier pas marquant la volonté de donner un véritable coup de barre à gauche. Cette résolution pourrait s’accompagner d’une interdiction de distribution de dividendes pour les entreprises qui licencient. Peugeot avait d'ailleurs récompensé grassement ses actionnaires il y a à peine un an, alors que les difficultés étaient à la porte de l’entreprise. En s’attaquant au portefeuille, il est en général plus facile de convaincre.

 

édito deThierry Spriet paru dans 'l'écho' du mercredi 18 juillet 2012

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 07:10

tsipras-meenchon-laurent.jpgLe parti de la gauche européenne (PGE) s'est réuni ce week-end à Athènes, accueilli par Syriza. Ces 28 partis membres et 10 observateurs se sont réjouit de la fulgurante ascension de leurs partenaires grecs et plus généralement, de la progression de la gauche dans plusieurs pays de l'UE, comme par exemple le Front de gauche en France.


Les positions de la gauche se renforcent. Les forces du PGE dans leur pays et le PGE au plan européen sont désormais incontournables. C'est un espoir et un atout pour les résistances à l'austérité. La possibilité d'une alternative politique visant la refondation de l'Europe, dans la solidarité, au service des peuples et de la démocratie, grandit.


Le PGE a affiné ses propositions d'urgence : un moratoire et une conférence européens sur les dettes publiques pour empêcher leur aggravation et déterminer leur hauteur réelle ainsi que des mesures de régulation bancaire. Il a précisé sa conception des mesures à prendre une croissance d'un nouveau type : fondée sur une meilleure répartition des richesses entre le capital et le travail, la justice fiscale et des changements profonds dans le système bancaire et financier.


Des actions seront mises en œuvre dans tous les pays pour empêcher la ratification du dangereux pacte budgétaire et combattre le repli égoïste attisé par l'extrême droite.


Avec un comité citoyen composé de personnalités politiques, syndicales et du mouvement social et culturel, le PGE a déposé devant la commission européenne un projet d'initiative citoyenne européenne pour la création d'une banque publique européenne exclusivement dédiée au développement social, écologique et solidaire. Au mois de septembre commencera une grande campagne pour la récolte d'un million de signatures dans toute l'UE.


Toujours engagé avec les mouvements sociaux et les forces syndicales, le PGE participera activement à l'initiative « Florence + 10 » en novembre et au processus de construction d'un « alter summit » pour le premier semestre 2013.

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 17:42

 

psa.jpg

 

Le premier constructeur automobile français PSA Peugeot Citroën a provoqué un choc dans le pays et le premier séisme social pour le gouvernement, en annonçant hier un plan de  8 000 suppressions de postes et la fermeture de l'usine d'Aulnay.

 

lire la suite---> progress.gifici

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 07:46

Les organisations du Front de gauche se félicitent de la décision des membres de la Gauche Anticapitaliste de rejoindre le Front de gauche.


Cette décision importante est le fruit d'un processus entamé de longue date. Elle fait suite à une rencontre qui a eu lieu le mercredi 27 juin 2012 entre Gauche Anticapitaliste et le Front de gauche et qui a permis de vérifier les accords programmatiques et stratégiques.


Gauche
 Anticapitaliste est la huitième composante à rejoindre le Front de
 gauche depuis sa création. Cette arrivée est une preuve supplémentaire de la pertinence du Front de gauche qui s'ancre toujours plus dans la réalité politique de notre pays.


Après les échéances politiques de l'année 2012, le Front de
 gauche s'impose clairement comme la deuxième force à gauche. Il est une référence politique pour des millions de salariés et de jeunes. Cette dynamique se poursuit. De nouveaux enjeux décisifs sont devant nous.


Le Front de gauche entend continuer à être toujours mieux le lieu de rassemblement de celles et ceux qui partagent sa volonté de porter une logique alternative sociale et écologique de gauche à la domination de la finance, à la dictature du profit, et contre toutes les politiques d'austérité, qu’il s’agisse de nouvelles forces politiques ou de citoyen-ne-s qui dans leurs engagements divers souhaitent agir pour ces objectifs.

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 07:56

cour-des-comptes.jpgRivé sur l'objectif et la réduction du déficit public du pays à 3% fin 2013, le rapport d'audit de la Cour des comptes prône la réduction des dépenses publiques et sociales et une hausse d'impôts, au nom de « la crédibilité vis-à-vis de ses partenaires européens comme de ses créanciers ». Une philosophie déjà intégrée dans l'esprit de la loi de finances rectificative de l'été 2012 et surtout dans la lettre de cadrage du PLF 2013 du gouvernement qui a maintenu le gel des dépenses de l’État.


En revanche, invoquant un manque de recettes de 6 à 10 milliards d'euros pour 2012 et de l'ordre de 33 milliards d'euros pour 2013, la Cour précise la nature des efforts demandés. Si la réduction des dépenses de sécurité sociale et la stabilisation de la masse salariale de la fonction publique restent préconisées, elle convoque clairement cette fois « le recours à des impôts à assiette large et fort rendement comme la TVA et la CSG » pour faire face à l'ampleur de la consolidation budgétaire. Autant dire que les propos de la Cour des comptes seront largement utilisés pour justifier des hausses d'impôts pour les ménages français.


En refusant l'utilisation de la création monétaire par la BCE comme le demandent le PCF et ses partenaires du Front de gauche, et en passant sous silence les 172 milliards d'euros de niches fiscales et sociales accordées aux entreprises depuis des années, le rapport de la Cour des comptes sous-entend qu'il n'y a pas d'alternative à l'austérité. Il ment par omission. Une contradiction de plus avec les termes mêmes du discours de campagne de François Hollande. L'argument de la non perspective de croissance ne peut pas être le prétexte à une prétendue rigueur de gauche.

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 07:54

 

Dans les lettres de cadrage adressées à son gouvernement, le Premier ministre annonce l'austérité budgétaire pour 3 ans. Après l'annonce d'une hausse minimaliste du SMIC, c'est une deuxième mauvaise nouvelle.


Comment le gouvernement compte-t-il relancer la croissance s'il éteint tous les moteurs possibles de cette relance ? Sans hausse des salaires, sans investissements publics, sans mobilisation du crédit bancaire, sans relance de l'emploi industriel, où sont les perspectives?


D'autres choix sont possibles : renégocier comme promis, contrairement à ce qui est en train de se passer à Bruxelles, le pacte budgétaire européen, remettre la main sur les leviers du secteur bancaire avec la création d'un pôle public bancaire et financier pour mobiliser l'argent nécessaire, et engager une réforme fiscale très profonde.


Je comprends le désarroi provoqué par la brutalité des annonces du gouvernement.


Je dis à toutes celles et ceux qui ont voulu le changement :

ne renoncez pas.

Votre intervention dans les choix politiques est nécessaire, elle est urgente.

Avec les propositions du Front de gauche, nous pouvons nous rassembler et agir pour proposer d'autres choix immédiats.

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