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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 09:10

assemblee-n.jpgHier à Florange, le gouvernement fait confiance à Mittal dont on sait combien les engagements passés ont été trahis. Aujourd'hui, à l'Assemblée, le gouvernement veut faire confiance aux entreprises en refusant toute conditionnalité sur l'emploi, les investissements, la recherche, la formation aux 20 milliards de chèques cadeaux. Bruno le Roux prend date en proposant une évaluation de ce dispositif dans un an. Pourquoi attendre ? Il suffit de tirer expérience des 30 dernières années : jamais les exonérations de cotisations patronales n'ont eu le moindre effet sur l'emploi.

 


Confiance toujours, le président Hollande veut toujours croire à l'inversion de la courbe du chômage pour la fin de l'année 2013 alors que l'orientation prise, celle d'une austérité aggravée, fera basculer notre pays, comme d'autres en Europe, dans la récession.

 


Toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans des valeurs de gauche veulent mettre leur confiance et leur espoir ailleurs. Dans son discours du Bourget, le candidat Hollande avait observé : "ils ont échoué parce qu'ils n'ont pas commencé par le rêve". Alors pourquoi aujourd'hui faire le choix du renoncement alors qu'il y aurait tant à faire. Ça urge !

 


Olivier Dartigolles porte parole du PCF

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 17:53

cahuzac.jpgLe ministre du Budget s'en est pris aux sénateurs communistes qui n'ont pas voté le budget recette de 2013. « Au nom de quoi les communistes seraient-ils les arbitres des élégances à gauche ? Au nom de quoi ce sont eux qui estiment que telle politique est de gauche et telle autre ne l’est pas ? » s'est-il interrogé. Ne laissons pas le ministre du Budget dans l'incertitude. Nous sommes prêts à aider Jérôme Cahuzac à distinguer sa gauche de sa droite. Il peut commencer à reprendre les propositions budgétaires portées par la majorité de gauche au Sénat l'année dernière. Un budget de gauche existe, nous l'avons rencontré ! Pourquoi, ce qui était défendu par l'ensemble des groupes de gauche au sénat face à la droite deviendrait aujourd'hui une inélégance pour J.Cahuzac?

 


Ne laissons pas le ministre sans boussole. Pour cela quelques exercices à renouveler matin, midi et soir pendant la session parlementaire. La gauche, c'est la défense des opprimés, des exploités, du monde du travail. La droite, c'est le contraire. La gauche n'est pas sur ses valeurs et ses combats quand le Medef, la droite et les marchés financiers affichent un large sourire devant le pacte de compétitivité et les 20 milliards de cadeaux fiscaux aux entreprises, sans la moindre garantie pour l'emploi, les salaires, l'investissement et la recherche.

 

L'abstention du groupe communiste au Sénat est un vote de gauche au nom de toutes celles et ceux qui, au printemps dernier, ont fait le choix du changement. En cas de rechute, nous conseillons à Jérôme de Cahuzac de se passer en boucle le discours de François Hollande au Bourget, "l'ennemi, c'est la finance".

 

par Olivier Dartigolles


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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 09:29

aeroport.jpgCinq cents gendarmes, rien de moins. Grenades et gaz lacrymogènes sont bien la réponse officielle que fait l’Etat aux opposants à la construction du nouvel aéroport de Notre-Dame-des-Landes, à Nantes.

 


D’ailleurs, tout concentré qu’il est à cultiver son image d’homme d’Etat implacable, Manuel Valls n’a aucune gêne à qualifier publiquement les manifestants pacifistes de «kyste», autrement dit, de boule de pus qui parasite l’organisme.

Claude Guéant peut être fier de la relève aujourd’hui, il n’aurait pas fait pire. Car si le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, défenseur en chef du projet d’aéroport, a choisi de passer en force hier, malgré tous les risques que cela implique, il faut bien constater que la transition entre les deux ministres de l’Intérieur s’est faite en douceur, presque sans se faire remarquer.

 


Le nouveau premier flic de France qui, de gauche semble n’avoir résolument que l’étiquette, ne s'embarrasse guère de mettre les formes, qu’il s’agisse du cas nantais ou des intolérables expulsions de campements roms. Ce qui dérange doit disparaître, sans autre forme de procès. Et peu importe si, dans le bocage nantais, certains recours en justice ne trouveront leur conclusion qu’en 2013.

 


Il a eu beau arguer que l’évacuation aurait lieu «dans le respect» des personnes, une telle démonstration de force ne peut que donner lieu à des effusions de violence, de part et d’autre. «Désolant». La critique vient à la fois du PCF et des Verts, qui ont maintes fois encouragé à la médiation sur ce dossier. Nul doute que l’opinion publique, déjà peu encline à faire confiance aux actions de l’Etat en matière de gestion de la crise, saura apprécier à son tour.

 


Mickaëlle Jouault

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 17:28

Suite au rapport présenté par Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, le conseil national a décidé d'engager, avec le Front de gauche, une grande campagne nationale contre l'austérité.



En France, des salariés, les organisations syndicales ne baissent pas les bras. Des citoyens, des économistes, des pans entiers de notre société n'acceptent pas l'idée que la gauche va de nouveau se fracasser contre ce mur de la finance. C'est aussi vrai en Europe.

 

 

C'est en pensant à ces forces disponible que nous proposons une grande campagne nationale sur le thème « l'alternative à l'austérité, c'est possible ». Le PCF propose au Front de gauche de s'y engager très fortement, d'en faire notre feuille de route des six prochains mois, et d'y associer toutes celles et ceux qui veulent en être. Nous proposons une implication citoyenne très large : grand meeting national de lancement avec une série de réunions publiques en régions, organisation de votations citoyennes, de marches contre l'austérité, assemblées, ateliers législatifs, journées de mobilisation sur des questions précises permettant de faire la démonstration que des solutions existent. Nous allons proposer des mesures plus justes socialement et bien plus efficaces économiquement.

 

 

La coordination du Front de gauche a réagi très positivement à cette proposition d'une grande campagne nationale contre l'austérité dont l'objectif politique pourrait se résumer à une idée : dans six mois, nos concitoyens qui se retrouvent dans des valeurs de gauche seront-ils résignés, abattus, où au contraire dans un esprit de combativité contre l'austérité, mobilisés pour obtenir un changement de cap au nom de ceux qui ont fait le choix du changement ?

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 16:33

Même si le PLFSS ( Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale) comprend certes quelques annonces positives dont la mesure de la prise en charge à 100% des IVG, la loi Bachelot n'est nullement remise en cause, les ARS continuent les restructurations et les fermetures de services, de blocs opératoires, de maternités, de centres IVG

.

Le PLFSS prétend lutter contre le renoncement mais ne propose aucune mesure contre les franchises médicales, la fiscalisation des indemnités journalières, le jour de carence, autant de mesures imposées par la droite.


L'augmentation du PLFSS votée est très nettement inférieure aux besoins exprimés par les professionnels comme l'a rappelé la Fédération Hospitalière de France. Alors qu'il faudrait entre 3,1 et 3,4%, il n'a été voté qu'avec une augmentation de 2,6%. Cela se traduira encore par des fermetures d'activités, de services publics.


Au niveau des recettes, la majorité de gauche sénatoriale ne s'est pas retrouvée autour d'amendements votés l'année dernière et que le groupe socialiste a refusé de voter cette année préférant mêler ses voix à la droite.


La « solidarité majoritaire » au Sénat, c'est de ne pas refuser en 2012 ce que l'on a porté ensemble en 2011.


Il est encore possible d'avoir un projet de financement de la sécurité sociale qui marque une orientation de gauche comme la suppression des exonérations de cotisations pour les entreprises ne respectant pas leurs obligations en matière d'égalité salariale. Pourquoi par exemple le PS a-t-il refusé avec la droite cet amendement ?


Les principaux amendements présentés par les parlementaires Front de gauche n'ont pas été retenus que ce soit à l'Assemblée ou au Sénat. Pourtant la majorité est diverse comme l'a été le rassemblement qui a permis de chasser la droite. Cette diversité doit être respectée et entendue.


L'attente d'une politique de gauche est grande dans le pays, il faut y répondre avec des actes concrets pour une protection sociale solidaire et une sécurité sociale renforcée.


Le gouvernement doit entendre et mettre le cap à gauche !


Jean-Luc Gibelin, Responsable de la commission santé,

protection sociale au PCF,

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF,

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 07:18

Le climat se pourrit: brouillard, pluie, vent et coups de tonnerre envahissent en accéléré l’espace du pacte de compétitivité. Sale temps pour le «compromis historique» entre classes sociales aux intérêts antagonistes, auquel appelle François Hollande! Ce projet «hors sol» est même carrément historiquement compromis...


Dans une colère unanime, tous les syndicats de salariés hurlent au scandale face aux propositions que les organisations patronales ont formulé hier dans le cadre de la négociation sociale voulue par l’Elysée dans le but de ce compromis. Les patrons ne proposent rien d’autre que le triomphe de leurs «vielles lunes» opposées aux contrats à durée indéterminée et aux procédures réglementaires de licenciement en vigueur. Leur «donnant-donnant» se résume à ça: liberté de flexibilité du travail en échange de... la liberté d’acceptation pour les salariés. Ce pouvoir absolu accordé au plus fort au sein du rapport capital-travail, s’exercerait sur les décombres du Code du travail dynamité. Courtisé et encensé par le gouvernement, le Medef se sent pousser des ailes.


Les syndicats rejettent le piège du «compromis» en exigeant, dans ce contexte, l’annulation du cadeau de 20 milliards offert au patronat et aux actionnaires. Ils ont parfaitement compris qu’il serait vain d’attendre des décisions favorables à l’emploi, en contrepartie du pacte de compétitivité. Le pouvoir en place osera-t-il légiférer contre eux au vu de l’échec programmé d’une telle vraie fausse négociation? Ou prendra-t-il appui sur la lucidité et la volonté de changement des salariés afin de mettre le grand patronat et ses réseaux financiers à la raison? Malheureusement, au fil des jours, le suspense perd en intensité...


Christian AUDOUIN

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 20:17

hollande_2.jpgFrançois Hollande a tenu sa première conférence de presse 6 mois après son élection. Aucune des inquiétudes des Français n'a trouvé de réponses dans la parole présidentielle. Le président de la République s'est livré à un exercice difficile : tenter de repeindre une politique de rigueur en politique de justice sociale. L'exemple le plus significatif étant le salto arrière accompli sur la TVA sociale. Parler de « restructuration des taux de TVA » ne fera pas disparaître les 7 milliards d'euros prélevés sur le budget des familles par l'impôt le plus injuste qui soit car exonérant les plus riches de payer en fonction de leur revenus. Il y a une grande déception, il confirme de report sine die du droit de vote des résidents étrangers. Ce recul fait mal à la gauche !


La pédagogie du renoncement a fait trop de dégât et donné bien des appétits au patronat qui monte le cran de ses exigences à chaque pas en arrière du Gouvernement. 309 milliards sont versés aux actionnaires et aux banques par les entreprises chaque année. C'est là que se trouve le financement de la relance sociale dont a besoin notre pays.


Pierre Laurent, sénateur, secrétaire national du PCF

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 06:35
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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 07:36

ayrault_gallois.jpg

 

 

Jean-Marc Ayrault a annoncé que le gouvernement reprendrait la « quasi-totalité » des préconisations du rapport Gallois. Tout en ne suivant pas la voix d'une baisse des cotisations sociales, il confirme le choix d'un « choc de compétitivité », dès 2013, qui boostera les profits des entreprises de 20 milliards d'euros. Cela prendrait la forme d'un crédit d'impôt indexé sur la masse salariale jusqu'à 2,5 fois le SMIC, équivalent à une baisse de 6 % du « coût du travail ».


La perte de recettes pour l’État serait compensée, dès 2014, par une nouvelle baisse des dépenses publiques (10 milliards d'euros) et une hausse des impôts indirects (10 milliards d'euros) qui concernera la TVA, frappant aveuglément la consommation populaire.


Simultanément, le gouvernement entend mettre en place une « nouvelle fiscalité écologique » avec un prélèvement supplémentaire possible (3 milliards d'euros) sur la consommation.


Les profits accrus ainsi dégagés iront principalement vers le placements financiers et les délocalisations puisque la demande intérieure s'en trouverait encore plus handicapée. En effet, le manque à gagner pour l’État serait payé cash en rationnement des services publics et en prélèvements accrus sur le pouvoir d'achat et la consommation, laquelle représente 56 % de la demande finale en France.


C'est un véritable coup de massue contre le pouvoir d'achat. Un choc oui, mais un choc avant tout pour celles et ceux qui, 6 mois après la défaite de Nicolas Sarkozy jour pour jour, attendaient autre chose que cette nouvelle cure d'austérité.


Au contraire, le PCF préconise la baisse des charges financières d'intérêts et des dividendes qui étouffent le système productif français. Simultanément, il faut soutenir l'emploi, les qualifications et la demande avec la mise en place d'un nouveau crédit pour les investissements matériels et de recherche des entreprises dont le taux d’intérêt serait d'autant plus abaissé que ces investissements programmeraient plus d’emplois et de formation.


Une relance des services publics, soutenant la demande et l'efficacité de l'offre, avec l'exigence que la BCE en finance directement l'expansion en Europe est plus que nécessaire.

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF,

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 18:00

senat_5.jpgGuillaume Bachelay, parmi d'autres, adresse ce matin quelques leçons de « gauchitude ». Exercice hasardeux étant donné que... quand on est de gauche, on ne s'attaque pas à la péréquation tarifaire de l'énergie (même tarif quel que soit son lieu d’habitation) qui garantit de traitement égalitaire entre les Français. Quand on est de gauche, on ne propose pas une loi élaborée sans aucune concertation avec les différents acteurs que sont les usagers et leurs associations, les élus, les organisations syndicales. Quand on est de gauche, on s'attaque aux hausses incessantes du prix du gaz qui provoquent un niveau de précarité énergétique jamais atteint. Quand on est de gauche, on ne court pas après le patronat en abandonnant l'engagement de campagne du candidat Hollande concernant une grande réforme fiscale. Quand on est de gauche, on propose en urgence un projet de loi pour protéger les salariés licenciés ou menacés de l'être. Quand on est de gauche, après 10 années de droite, on commence par s'occuper des salaires, du pouvoir d'achat, des services publics.

 


Enfin, à l'argument qui vise à sous-entendre que les sénateurs Front de gauche ont voté main dans la main avec la droite, je ne résiste pas au fait de répondre que ce sont bien les parlementaires socialistes qui ont voté avec l'UMP le traité budgétaire européen qui promet l'austérité au peuple.


Donc, quand on est de gauche, on refuse le traité Sarkozy-Merkel et on combat L'austérité et toutes les vieilles recettes patronales de compétitivité basées sur l'écrasement du « coût du travail ». Que Guillaume Bachelay soit rassuré : nous appuyons tout ce qui va et ira dans le sens du changement voulu par les Français. Et, comme l'observait Pierre Laurent dans son courrier à Harlem Désir , « l'ostracisme à l'égard de nos propositions n'est pas une bonne méthode, il est même un des problèmes de la situation actuelle », comme nous venons de le constater au Sénat.


Le PCF et les parlementaires du Front de gauche exigent que leur parole soit écoutée, entendue et respectée

 

extrait du site www.pcf.fr

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