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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 07:47

Il est admis que notre confrère Le Monde n’axe pas sa ligne éditoriale sur la radicalité de gauche. D’autant plus singulière est la teneur de son éditorial figurant à la Une de l’édition du 27 février.



Commentant les derniers résultats électoraux en Italie, le journal n’y va pas par quatre chemins pour interpeller les responsables politiques nationaux et européens. Il écrit : «C’est à Bruxelles, Berlin ou Paris que la question est désormais renvoyée ; jusqu’où sera-t-il possible d’imposer des politiques de rigueur à des opinions qui les rejettent de plus en plus ?» C’est presque du «méchant» Mélenchon ou du «vilain» Laurent dans le texte...

 


L’éditorialiste du Monde a «au moins» doublement raison. Il est en effet exact d’affirmer que l’austérité ne tombe pas de fatales nuées, mais est bien le produit imposé de choix politiques appartenant aux dirigeants conservateurs et sociaux-libéraux. Cela revient à suggérer «en creux» que d’autres choix sont possibles! Un beau soufflet à celles et ceux qui, au nom de leur «réalisme», plaident l’unicité des réponses libérales à la crise... du libéralisme. Notre confrère a aussi raison de pointer leur caractère de plus en plus insupportable pour les peuples qui les refusent d’ores et déjà chacun à leur façon, dans les urnes et dans les rues.

 


Les limites seront bientôt atteintes. Que se passera-t-il au-delà d’elles ? Immenses dépressions, révoltes en tous genres, basculements anticapitalistes ? L’issue est loin d’être encore décelable, mais le dénouement, d’une manière ou d’une autre, sera de nature politique. Il s’agira de rejets des partis englués dans la mise en œuvre de l’austérité. S’ils persistent, ils doivent s’attendre à ça.

 


Christian AUDOUIN dans l'Echo du 1er mars 2013

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