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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 09:05

larochelle.jpgLes quais de La Rochelle ont vu débarquer les paquets d’inquiétude de nombreux adhérents socialistes qui ont appris comme tout le monde, par les médias, la création d’une taxe carbone en 2014. L’université d’été du parti de tous les pouvoirs en a été imprégnée, entre démentis des uns, explications embarrassées des autres ou sévères mises en garde à l’exemple de Ségolène Royal, qui refuse «toute taxation écologique punitive» pour les consommateurs.


Le Premier ministre et le ministre de l’Environnement tentent d’expliquer que cette taxe nouvelle n’alourdirait pas le montant global des prélèvements. Ils ont peu de chance d’être crus sur parole. D’une part, parce que cet impôt avait été évoqué par le gouvernement à titre de financement partiel des vingt milliards accordés aux entreprises au nom de la «compétitivité» ; d’autre part, en raison de la nécessité des déplacements qui fait loi pour une majorité d’automobilistes, sans solutions alternatives aujourd’hui. Par ailleurs, comment ne pas noter que l’Etat est plus prompt à lorgner sur nos portefeuilles qu’à programmer des investissements significatifs pour le transport des marchandises sur rail ou pour l’isolation thermique des habitations et des bureaux...


La rentrée gouvernementale s’effectue dans une ambiance alourdie par les réformes annoncées. La taxe carbone devrait se conjuguer avec les hausses de TVA, la baisse du quotient familial, le gel du barème de l’impôt, l’accroissement de la CSG et des cotisations-retraites. Comme le dirait François Hollande : «La sortie de crise est amorcée et ça va mieux !». Pour qui ? La rentrée n’est pas seule à subir un temps d’orage. L’avenir est aussi concerné en dépit du bla-bla sur l’horizon 2025. Hier, dans le JDD, le commissaire européen Olli Rehn a sommé la France d’aller «plus vite et plus loin» dans ses réformes. Ce gardien de la prison libérale européenne en appelle sans vergogne «à l’ouverture à la concurrence pour les services, EDF, la SNCF, à l’audace dans la réforme des retraites et, bien sûr, à la compétitivité des entreprises». Il est vrai que le commissaire se montre encourageant à l’endroit de François Hollande : «Il va dans le bon sens».

 

De La Rochelle, n’a fusé aucun élan politique d’indignation et de contre-offensive face aux injonctions de ce libéralisme extrême. Au nom du «réalisme», sans doute ?


Christian AUDOUIN

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