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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 18:23

La rentrée budgétaire portant annonce des prévisions de dépenses et de recettes de l’Etat pour 2014, a été sonnée par Bercy et Matignon sur des accords majeurs triomphants. Autrement dit, le gouvernement s’est adonné à une grande opération de communication pour calmer et séduire l’opinion. Une de plus! Résumons-la: tout va mieux, madame la Marquise, et tout ira très bien dans l’avenir. A s’en tenir à ces coups de clairon, l’Etat s’apprêterait à pondre un budget de justice sociale et de relance économique. La mer est calme, le capitaine fait des prouesses à la barre, tout le monde peut dormir tranquille...


Ce type de communication est tellement connu, tellement usé, qu’il invite, pour comprendre le dessous des cartes, à retenir l’inverse des affirmations pour se rapprocher de la vérité: s’ils disent ça, c’est qu’ils nous cachent quelque chose...


Et, en effet, au vu des chiffres, le budget 2014 sera avant tout une mise en musique, chiffrée des grands principes des politiques libérales d’austérité:

baisse du coût du travail,

prélèvements fiscaux supplémentaires sur les ménages,  

réduction des dépenses publiques.

 

Au cœur du dispositif, trônent 20 milliards de crédit d’impôt pour les entreprises, venant en diminution des «charges» salariales. Sans aucune condition de créations d’emplois!

Pire: c’est le consommateur populaire qui paiera une partie de l’addition par le biais de nouveaux taux de TVA.

D’autres «gestes» sont annoncés pour le Medef, dont un allégement des cotisations familiales en compensation d’un infime effort pour les retraites.

 

C’est la gauche à l’envers.


Quelques dispositifs sont prévus par le gouvernement en direction des ménages les plus pauvres, comme la réindexation du barème de l’impôt sur l’inflation ou la création d’une décote pour accéder au seuil des revenus non imposables. Mais c’est un effort à la marge qui ne coûtera qu’un milliard à l’Etat. Un cheval, une alouette...


Pas de quoi grimper aux arbres pour fêter un retour à la croissance qui recule sous les pas de cette politique.


Christian AUDOUIN

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