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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 17:39

L’affaire Cahuzac fait couler beaucoup d’encre et les choses n’ont pas l’air de vouloir s’apaiser. La droite gesticule en tout sens, espérant bien tirer son épingle du jeu.


Cela n’a rien d’étonnant et ce n’est guère notable. En effet, nul n’ignore le nombre ahurissant de casserolles traînées par l’UMP, de l’affaire Karachi à l’affaire Bettencourt, pour ne citer qu’elles. Voir aujourd’hui les Kosciusko-Morizet et autres Copé invoquer à corps et à cris la morale politique a vraiment de quoi faire rire, un peu jaune, certes, mais à gorge déployée malgré tout.


La colère de gauche est en revanche bien plus inquiétante. A n’en pas douter, l’émotion de Gérard Filoche, écœuré aux larmes au soir des aveux, était bien réelle. Le grand ras-le-bol du peuple l’est tout autant. La crise de confiance s’aggrave. Alors que certains militants du PS doivent être tentés de rendre leur carte, ceux qui n’étaient que sympathisants sauront sanctionner lors des prochaines échéances électorales.


Il en est aujourd’hui de la responsabilité de l’exécutif d’aller au-delà des quelques effets d’annonces concédés mercredi. Le risque est majeur. Bien que certaines révélations embarassantes l’ait poussée à se taire, Marine Le Pen n’est jamais bien loin.


Plus que jamais, les Français en ont assez de l’oligarchie et de ses abus. Lassés de la politique politicienne, de ses tromperies, mesquineries et autres scandales, ils se sentent trahis.


Mardi, quelques heures seulement après le coup de tonnerre, François Hollande remettait la grand-croix de la légion d’honneur à Yvon Gattaz, qui présida le CNPF, organisation patronale mère du Medef. Un nouveau message ambigu de la part du chef de l’Etat, qui lui-même ne se définit plus comme un président socialiste.

 


Mickaëlle Jouault

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