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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 13:05

De fort mauvaises nouvelles accablent le moral de nombreux maires et candidats locaux, même s'ils s'efforcent de ne pas les évoquer dans leur campagne électorale. Les socialistes, parce qu'elles proviennent de leur gouvernement. Les gens de droite parce qu'ils les approuvent et en redemandent.


Elles concernent la réduction drastique des dotations de l'État aux collectivités territoriales, qui s'élèvent à près de 100 milliards par an. La baisse est à ce jour programmée, entre 2014 et 2016, à hauteur de 1,5 milliards annuellement. Mais elle s'avère insuffisante au regard de l'ampleur de la diminution des dépenses publiques décidées par l'État. S'y ajouteront donc 7 milliards supplémentaires d'ici 2017 ! Les dotations pour l'investissement et le fonctionnement seront frappées de plein fouet. Cela veut dire que des projets municipaux seront relégués à plus tard ou abandonnés, et que les services publics locaux seront mis à la diète. Pour mémoire, rappelons que 50 % du chiffre d'affaire du secteur B.T.P. proviennent des investissements des collectivités... À cet appauvrissement se joindra la peau de chagrin des co-financements sectoriels directs de l'État pour la réalisation de projets territoriaux.


Cette politique super-austéritaire n'a qu'un but : financer les privilèges fiscaux et sociaux accordés aux entreprises et à leurs actionnaires dans le cadre du "Pacte de responsabilité" conclu entre François Hollande et le MEDEF. 50 milliards devront être "dégagés" à cet effet, intégrant la compensation budgétaire des 30 milliards de cadeaux relevant de l'exonération des cotisations familiales. Aux "efforts" imposés aux collectivités locales, s'additionneront les nouvelles recettes issues de la T.V.A., et les coupes sombres dans les budgets de la Sécurité Sociale.


Non seulement, ces avalanches de régressions économiques et sociales charrient l'injustice comme les nuées portent l'orage, mais, de plus, elles ruinent la croissance et aggravent... le chômage !


Le changement, c'était pour hier, à l'époque des belles paroles électorales. Maintenant, sonne l'heure des mobilisations pour les résistances et les contre-offensives sociales.


  La construction et l'avènement d'une Sixième République demeurent  des conditions majeures pour réaliser de profonds changements démocratiques dans la société française.


Christian AUDOUIN
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