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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 08:23

doha.jpgDoha se devait de travailler pour limiter à 2°C le réchauffement de la planète sans attendre 2015. L'Organisation météorologique mondiale annonçait que la teneur de l'atmosphère en GES avait atteint un nouveau pic en 2011. Selon le Programme des nations-unies pour l'environnement, si aucune mesure d'urgence n'est prise, la hausse de la température moyenne de la planète au cours du siècle sera de 3 à 5°C.

 

 

Après 15 jours de débat, la conférence de l’ONU sur le climat s’est conclue par un accord à minima. Il donne naissance à l’acte II du protocole de Kyoto. C’est la pièce maîtresse de l’accord. Il engage l’Union Européenne, l’Australie et une dizaine d’autres pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020. Mais sa portée est essentiellement symbolique car les pays engagés ne représentent que 15% des producteurs de GES dans le monde. Cet accord est déjà dénoncé par la Russie qui y voit un passage en force. La délégation américaine a également dit « ne pas accepter » certains points dans les textes annoncés comme adoptés.

 

 

Les pays du Sud attendaient des pays développés qu’ils s’engagent à verser 60 milliards de dollars d’ici 2015, pour assurer une transition entre l’aide d’urgence de 30 milliards pour 2010-2012, et la promesse des 100 milliards par an d’ici 2020. La perspective de mobiliser 100 milliards de dollars par an à partir de 2020 avait été déjà adoptée en 2009 à Copenhague. Les grands pays bailleurs de fonds ont refusé de s’engager sur une telle somme.

 

 

Que faire ? L’avenir de l’Humanité est entre les mains des peuples. Par leur action commune, ils sont les seuls capables de faire bouger les choses. L’urgence est à la mobilisation. Depuis Copenhague on va d’échec en échec. Les intérêts financiers dominent. Les gouvernements campent sur leur égoïsme. L’UE n’échappe pas à ses contradictions. La France suit les directives européennes.

 

 

La France a fait officiellement candidature à la conférence sur le climat de 2015. D’ici là, le PCF contribuera avec ses partenaires français et européen à élargir le rassemblement indispensable pour contraindre les états à amorcer d’urgence le redressement nécessaire.

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