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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 13:35

Le déploiement de la politique gouvernementale s’accompagne d’une stratégie médiatico-politique adaptée au virages socio-libéraux successifs qui prennent le contre-pied des engagements à connotation de gauche du candidat François Hollande.

 


Le refrain est désormais bien connu : «la crise n’est ni de droite ni de gauche ; l’austérité s’impose ; les sacrifices sont nécessaires pour lutter contre le chômage ; tout le monde est concerné, patrons et salariés confondus ; ceux qui prétendent le contraire sont des populistes qui veulent du mal à la majorité gouvernementale…» Signataires du traité Merkel-Sarkozy et de sa règle d’or budgétaire, promoteurs de nouveaux avantages financiers pour les grandes entreprises sous couvert de «compétitivités», pères adoptifs de la TVA sociale, François Hollande et son camp s’activent à pousser encore les feux.

 

Ils préparent la transcription dans une loi nouvelle du tragique refrain. Il s’agit de rendre obligatoire l’application du «triste accord» conclu sur invitation gouvernementale entre le Medef et trois syndicats minoritaires. Cet accord octroie au patronat les moyens légaux de flexibiliser à outrance l’emploi et les salaires. Un renoncement à la lutte des classes en bonne et due forme, gagnant-gagnant pour les actionnaires et les financiers.

 


Ce «triste accord» vient d’être à nouveau dénoncé par les partis du Front de gauche qui lanceront demain à Metz une vaste campagne nationale contre l’austérité et pour des solutions de gauche à la crise. Car, il existe bien sûr une autre politique qui permettrait de réhabiliter et traduire l’exigence du «changement maintenant». Quatre millions de voix l’ont approuvée à la présidentielle. Ce «choc» à gauche n’appartient pas au passé. Ces prolongements sont plus que jamais à l’ordre du jour.

 


Christian AUDOUIN

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