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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 15:04

«Retenez-nous ou nous faisons un malheur»,

grondent dans les médias les ministres d’Europe Ecologie.


Mais personne ne les retient au gouvernement et cependant ils y restent, avaleurs de couleuvres impénitents... Delphine Batho, ministre socialiste, a subi les foudres de François Hollande pour avoir dénoncé un «mauvais budget pour l’écologie», réduit de 7 % en 2014, soit le plus fort pourcentage de baisse prévu à l’échelle des ministères. C’est elle, en défenseur des causes de l’écologie et de la transition énergétique, qui a eu l’audace de dire non. Pas ses collègues verts, même s’ils conservent en mémoire, comme tout le monde, l’engagement électoral formel du chef de l’Etat: faire de la France «la nation de l’excellence écologique».


En vérité, Cécile Duflot, Pascal Canfin et leurs amis, payent le prix de leur fragilité dans leur rapport avec le parti socialiste dont ils sont dépendants en échange de maroquins. Leurs députés n’ont-ils pas été octroyés par la rue de Solferino, au travers de candidatures communes PS-Verts, dans l’intention de faire pièce aux communistes et au Front de gauche? Depuis, rien n’est épargné aux Verts, pas même la responsabilité de la déroute de Villeneuve-sur-Lot! On leur souhaite de retrouver leur centre de gravité dans les meilleures conditions, car l’avenir à gauche aura besoin de tous les sursauts.


Delphine Batho n’a pas été sanctionnée seulement à propos d’un conflit budgétaire. On ne lui a surtout pas pardonné d’avoir osé déclarer: «On est dans un moment où les Français doutent. Il y a une déception à l’égard du gouvernement. Il y a un doute sur notre volonté de changement.»


La vérité est pourtant bonne à dire.


Christian AUDOUIN dans l-echo du jeudi 4 juillet

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